
Statistique Canada, grâce à la Commission Lancet, a dévoilé sa première estimation de l’obésité clinique au Canada vers la fin du mois de mars et les résultats choquent. Un Canadien sur 5 serait atteint d’obésité.
Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont utilisé l’indice de masse corporelle (IMC) et ont ajouté le tour de taille et l’adiposité, c'est-à-dire l’accumulation locale ou généralisée de graisses, souvent perçu comme un excès d’embonpoint. Leur méthodologie révèle que 18,8% des Canadiens seraient dans une situation d’obésité clinique, une forme d’obésité causant des problèmes de santé, à contrario de l’obésité préclinique, représentant 8,4 % de la population, où des signes d’adiposité sont visibles, sans avoir de conséquences directes sur la santé.
Pour sa part, la Commission Lancet affirme qu’il faut soigner l’obésité clinique par tous les traitements possibles. Une vision qui est toutefois nuancée par Jean-Pierre Després, professeur au Département de kinésiologie de l’Université Laval, qui lui se questionne sur la capacité du Québec à pouvoir soigner tous ces gens. Selon lui, la province a un modèle socio-économique qui fabrique la maladie. Il ajoute que dans l’histoire du Québec, la population n’a jamais été aussi inactive.
Il conclut en mentionnant qu’une génération de jeunes vont commencer leur vie adulte avec de l’obésité préclinique et qu’un réel tsunami s'en vient.
(418) 546-2525
ckaj@ckaj.org