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Moins de 50 marcheurs pour le 50e anniversaire du lock-out d’Alcan

André Deschênes
3 juin, 2026
Quelques dizaines de personnes, selon les estimations, ont répondu "présent" à la marche mercredi matin. (Photo: Richard Banford)

C’est mercredi matin qu'a eu lieu à Arvida une marche, organisée par l’Association des retraités syndiqués (RTA), commémorant le 50e anniversaire du lock-out de l’usine d’Arvida, survenu en juin 1976. Malgré l'appel à tous, la réponse citoyenne semblait moins forte qu'espérée, puisque quelques dizaines de personnes (moins de cinquante, selon l'estimation de témoins) ont répondu à l'appel.

La population, les syndicats et les groupes communautaires avaient pourtant été invités à participer à cette marche, dont le départ se donnait derrière le local du Syndicat national des employés de l’Aluminium d’Arvida (le SNEAA), sur la rue Darling, au Carré Davis. La marche prenait une dimension historique particulière par la présence de pancartes portant des messages d’époque, rappelant les revendications et l’esprit de solidarité de 1976.

(Photo: Richard Banford)

La conseillère répond à Mishell Potvin

Le questionnement de l'ex-travailleur de l'usine, Mishell Potvin, qui mercredi matin s'interrogeait sur les ondes du 92,5 CKAJ pourquoi l'organisation n'a pas eu l'autorisation voulue pour tenir la marche en pleine rue mais plutôt sur le trottoir, a trouvé écho à la ville. La conseillère municipale d'Arvida, Audrey Lapointe, également présidente de la Commission de sécurité publique à Saguenay, mentionne qu'au moment où ils ont fait une demande de permis à la ville pour tenir l'activité, les gens de l'Association des retraités (RTA) ne sont montrés incapable de chiffrer le nombre de marcheurs. Le Service de police de Saguenay (SPS) a donc décidé de permettre la marche, mais en-dehors de la chaussée.

Il y a 50 ans, en 1976. (Photo: SNEAA, via Facebook Carl Dufour)

Moment d'histoire

Témoin du conflit à l’époque, Mishell Potvin n’hésite pas à le qualifier de « moment clé de l’histoire ouvrière », qui a contribué à l’adoption de la loi anti-briseurs de grève. Il a aussi été marqué par une forte répression envers les travailleurs et la population d’Arvida. Les employés avaient aussi déclenché à l’époque un mouvement de grève et un débrayage dans lesquels ont été impliqués plus de 5 000 travailleurs. Le conflit s'était finalement terminé cinq mois plus tard.

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