
La Base des Forces canadiennes (BFC) Bagotville accueillait cette semaine la Conférence annuelle des colonels honoraires de l’Aviation royale canadienne (ARC), qui se déroulait depuis dimanche et qui se terminait aujourd’hui jeudi. Le rassemblement réunissait des colonels honoraires provenant d’unités à travers le pays.
Parmi eux, le maire de Saguenay, Luc Boivin, la présidente-directrice générale de la Chambre de commerce régionale Sandra Rossignol, les hommes d'affaires Jean-Daniel Bédard et Laval Boulianne, de même que la PDG de Promotion Saguenay, Priscilla Nemey.
Organisée chaque année dans une région différente du pays, la conférence expose les participants à la diversité des environnements opérationnels de l’ARC et favorise le réseautage entre ces ambassadeurs civils. Le maire Luc Boivin nous parle d’un des rôles qu’ont à endosser les colonels honoraires.
« Oui, c'est honorifique, mais c'est aussi un rôle d'appui à ton commandement et aux militaires de la base. On a le grade de colonel et nous sommes habillés en militaires. C'est vraiment une position qui est celle d’aviseur ou de conseiller. Par exemple, les militaires viennent nous voir, nous disent qu’ils songent à la fin de leur carrière militaire, et se demandent qu’est-ce qu’ils pourraient occuper comme travail dans le monde civil. Souvent les conseils qu’on leur donne peuvent porter fruits. Les gens nous écoutent, et peuvent aussi réaliser que leur carrière militaire par rapport au civil est toujours intéressante. ».
Sans compter le fait que le colonel honoraire peut aussi jouer ce rôle de conseiller spécial auprès d’un commandant de base militaire.
« Les commandants aussi, des fois, ils sont pris dans une position où ils peuvent nous demander conseil, nous demandant ce que nous ferions, nous, si on était à leur place dans une situation donnée? L'autre rôle qu'on a, c'est le lien entre la communauté civile et militaire. On nous donne des connaissances dans le cadre des conférences, on va apprendre des choses qu'on peut ensuite expliquer à la population. Qu'est-ce qui se passe par exemple sur la base, les changements qui sont à venir… On est capables de le dire, on est informés. Je pense que c'est un avantage, par rapport aux positions ou situations dans lesquelles on se retrouve au niveau civil », d'ajouter Luc Boivin.

Au cours de leur séjour à Bagotville, une quarantaine de colonels honoraires ont également eu l’occasion de découvrir la réalité quotidienne des membres de la Base de Bagotville, notamment en abordant des enjeux liés au moral et au bien-être. Parmi ceux-ci figurent les défis associés aux relocalisations, tels que l’accès aux soins de santé, la disponibilité des services de garde, les possibilités d’emploi pour les conjoints et conjointes, ainsi que les pressions liées aux affectations.
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