
Dû aux moyens de pression des techniciens ambulanciers paramédics, qui sont en grève depuis juillet 2025, 21 finissants du programme de soins préhospitaliers d’urgence (SPU) au Cégep de Chicoutimi n’auront pas leur diplôme.
Selon Radio-Canada, les étudiants, qui devaient terminer 210 heures de stages obligatoires, n’ont pas pu les conclure, ce qui laisse un goût amer à la majorité de la cohorte. Sur les 26 finissants, seulement 5 ont pu compléter les heures obligatoires, leur stage s’étant déroulé en Europe. Pour Charles-Olivier Côté, finissant en SPU, il précise que la déception est présente. Il envisage même à se réorienter, précisant qu’il n’est pas le seul à avoir cette idée. Le Cégep de Chicoutimi se veut pour sa part rassurant, soulignant que l’organisation prendra des moyens pour que les finissants reçoivent leur diplôme le plus rapidement possible et ce, à la seconde où le conflit de travail est réglé.
De leur côté, le président du Syndicat des paramédics du Saguenay–Lac-Saint-Jean-Nord, Marc-André Lachapelle, maintient que le fait de ne pas prendre de stagiaires est un levier de négociation important et assure que ce moyen de pression n’est pas utilisé de gaieté de cœur. Il explique que ça fait pression sur le Cégep pour faire graduer du monde, créant une grogne au niveau des cégeps et ça monte jusqu'au ministère de l'Éducation. Il mentionne finalement que le choix d’accueillir des stagiaires ou non est une décision individuelle qui revient à chacun de ses membres.
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