
Des représentants de groupes communautaires ont participé à un pique-nique improvisé lundi midi, devant le bureau de la députée Marie-Karlynn Laflamme.

Menés par le coordonnateur général du Carrefour communautaire St-Paul de Chicoutimi, Simon Tremblay, ce dernier a profité de l’occasion pour expliquer au bureau de la députée péquiste le pourquoi de la présence du groupe.
« C'est à l'appel du mouvement ''communautaire à boutte''. On est ici, en fait, pour ne pas se faire oublier. En fait, on sait qu'il y a la campagne électorale bientôt, on a des revendications. Donc, on a la même ministre avec le même refus, en fait, de répondre à nos exigences. On va aussi voir, en fait, qu'est-ce que le Parti québécois, donc Mme Laflamme aussi, elle avait à proposer, en fait, pour le prochain gouvernement. On sait que c'est une possibilité, fait qu'on va voir, en fait, ce qu'elle va répondre aux exigences, aux besoins, en fait, du milieu, qui est criant quand même. »
Simon Tremblay a aussi évoqué ou rappelé quelques revendications du milieu communautaire.
« Un meilleur financement. Donc, un financement à la mission. C'est sûr qu'on veut être financé, pas du financement par projet. C'est qu'on reconnaisse notre autonomie, qu'on soit capables de faire de la rétention de personnel. Ça tourne beaucoup, en fait, dans les équipes du milieu communautaire. C'est tout ça, en fait. Puis, on veut qu'il y ait une meilleure fiscalité, qu'il y ait une redistribution de la richesse, qu'on n'oublie personne, en fait, au Québec. »
En réponse à la présence du groupe de piques-niqueurs, la députée Laflamme a pour sa part parlé de sa perception du geste de masse effectué ce midi par les membres du groupe.
« Une mobilisation pacifique du communautaire, je trouve que c'est très à l'image, justement, de ce mouvement-là et des gens qui y travaillent. C'est-à-dire que ce sont des gens pour la communauté, pour les gens dans le besoin. Il faut valoriser ce que fait le communautaire. Il faut aussi que les gens comprennent son importance dans tous les maillons, non seulement de la santé et des services sociaux, mais de toutes les couches de ce qu'on fait dans la société. Alors, le communautaire est à boutte, ils ont raison de l'être. Il faut les entendre et ensuite, il faut travailler avec eux pour trouver des solutions. »
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