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Recours collectif contre les religieuses: une victime rouvre un pan douloureux de son passé

André Deschênes
23 avril, 2026
(Photo: Archive)

La demande d'autorisation d’exercer une action collective, qui a été déposée le 10 mars en Cour supérieure pour indemniser les enfants, qui auraient subi des sévices par les membres de communautés religieuses, à l'Orphelinat de l’Immaculée-Conception à Chicoutimi.

Une de ces victimes de sévices s’est confiée jeudi dans l’émission “Réveillez-vous” diffusée au 92,5 ma radio d’Ici. Abus sexuels, agressions, vols des cadeaux, que ses parents lui apportaient à l’orphelinat, M. Noël nous a d’abord confié à quel âge il s’est retrouvé à l’orphelinat. 

« À partir de 10 ans. Nous, chez nous, on était pauvres. Puis on a été enlevés à notre mère pour se remasser les quatre garçons à l'orphelinat, ici à Chicoutimi. Ça a été très, très dur pour moi. On servait la messe. On travaillait à la buanderie. On travaillait à faire les déjeuners. On travaillait à entretenir les toilettes. On est des enfants qui font ça. On travaille. Ça, c'est en plus des attouchements sexuels. »

L’homme a raconté être allé servir la messe, et selon ses dires, les apprentis prêtres de l’époque se livraient sur lui et les autres enfants de l’orphelinat à des attouchements. Et quand il a voulu dénoncer à la directrice, on lui imposait le silence de manière brutale, comme il le raconte ici. 

« Ils nous ont envoyé servir la messe au grand séminaire qu'ils appelaient. Les apprentis prêtres. Encore là, un taponnage de... Excusez l'expression vulgaire. On était des enfants. Puis là, on allait dire ça à la directrice. Elle nous accueillait avec une strappe de cuir, le style de strappe de cuir de barbier. Elle nous claquait ça dans le bas du dos, ses fesses, dans le bas des reins, puis ses mains. »

L’homme avoue aussi avoir été victime d’agressions sexuelles par l’abbé feu Paul-André Harvey, reconnu coupable d’agressions sexuelles et décédé en prison. La victime dit s’y être prise trop tard, étant loin de la région à ce moment-là, pour participer au recours collectif qui a indemnisé ses victimes. 

« Le curé qui a passé à TV, je l'ai reconnu, mais j'ai fait la demande trop tard. Je ne trouvais pas personne parce que je ne suis pas de la région, moi là. Je ne trouvais personne pour m'aider à communiquer avec eux pour avoir une compensation. »

Au fil de son témoignage sur nos ondes, l’homme raconte aussi avoir été sollicité en pleine nuit pour rendre des services sexuels à la religieuse responsable du dortoir. Puis avoir aussi  été agressé sexuellement dans d’autres villes où on l’a déménagé. Il raconte les conséquences. 

« Ça, là, ça m'a emmené dans la dope, dans la misère noire. J'ai essayé pendant 20 ans, j'ai consommé de l'héroïne, d'accord, tu le dis, morphine. J'ai arrêté en 91, j'ai recommencé pour 5 ans. Là, ça fait 2 ans que tu sois. Je prends aucun médicament pour la douleur, pour la dépression, pour dormir, j'ai peur de ça. »

L’homme, qui s’est réhabilité du mieux qu’il pouvait depuis, espère maintenant des jours meilleurs, tout en avouant souvent conserver une crainte et une méfiance des gens qui l’entourent. Il cherche d’ailleurs un auteur pour écrire son histoire. Et il s’est inscrit au recours collectif intenté contre les religieux et religieuses et les laïcs qui ont œuvré au sein des Petites Franciscaines de Marie.

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