
Yanick Baillargeon a récemment publié sur Facebook sa décision de quitter la présidence de l’Alliance des communautés forestières (ACF). Toutefois, il ne délaissera pas son poste de préfet de la MRC du Domaine-du-Roy. Sa décision sera effective à partir du 12 juin, date qui correspond à la fin de son mandat.
« Depuis 13 ans, j’ai appris à m’ajuster et à reculer parfois, pour mieux avancer. Au début, je voulais tout changer, convaincu que tout était possible. Aujourd’hui, je le crois encore. Mais avec quelque chose de plus : l’expérience et le réalisme », a-t-il mentionné, d’entrée de jeu, celui qui conservera un poste d’administrateur au sein de l’organisme.
Administrateur de l’ACF à partir de 2017, il aura présidé l’organisme depuis 2022. L’ACF porte ce nom officiellement depuis le 12 février 2026, à la suite d’un changement de nom. L’organisation s’appelait auparavant « Alliance forêt boréale ».
L’initiative originale de l’Alliance forêt boréale remonte toutefois à 2015, alors que plusieurs communautés forestières de la région se sont regroupées pour défendre les enjeux liés à la foresterie et aux emplois de cette industrie.
Un vibrant témoignage
Il poursuit en expliquant : « Être élu, ce n’est pas un titre. C’est un engagement. Un don de soi. Beaucoup d’efforts. Souvent peu de résultats. Et une réalité qui frappe vite, ce ne sont pas toujours les plus grandes batailles qui donnent les plus grands gains. Parfois, ce sont les gestes les plus simples qui changent réellement les choses. »
Pour Yanick Baillargeon, avec le temps, une chose devient claire : « l’humilité n’est pas une option. L’écoute non plus. Et la compétition ne doit jamais prendre le dessus sur le bien commun. Parce qu’au final, ce n’est pas une question d’ego, c’est une question de résultats. »
« La politique, ce n’est pas un seul dossier. Ce n’est pas une seule vérité. C’est la capacité de lire entre les lignes, de faire les bons compromis, au bon moment. Pas pour paraître, mais pour livrer. »
Une bataille difficile
« Sur la forêt, je me suis battu. Fort. Sans compromis. Parce que ce n’est pas important, c’est vital. Pour nos régions. Pour notre économie. Pour notre monde. » Il soutient, avec son équipe, avoir créé un lien direct avec le ministère. « Nous avons forcé des tables de réflexion. Nous avons proposé des solutions. Nous avons contribué à une réforme du régime forestier attendue depuis des années. Et nos demandes étaient là. Noir sur blanc. Puis tout a été écarté. »
« C’est dans cet esprit que j’ai décidé de ne pas renouveler mon mandat à la présidence de l’Alliance des communautés forestières, qui prendra fin le 12 juin prochain. Je n’abandonne pas, je fais un autre choix, celui de passer à l’action autrement, tout en demeurant pleinement engagé et solidaire de l’organisation et des communautés forestières », conclut-il.
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