
Les enseignants qui ont fait régner un climat toxique et rétrograde à l’école primaire Bedford, à Montréal, et qui avaient été suspendus en automne 2024 ont perdu leur brevet d’enseignement, le ministère de l’Éducation les ayant révoqués.
Selon Radio-Canada, l’information a été confirmée par le cabinet de la ministre de l’Éducation, Sonia Lebel. Rappelons que les 11 enseignants avaient été suspendus avec salaires depuis les événements en 2024 à la suite d’une enquête interne découlant de spéculations qu’un groupe d’enseignants d’origine maghrébine faisait régner un climat d’intimidation en utilisant des méthodes jugées rétrograde et en refusant d’enseigner des matières qu’ils jugeaient inappropriés, comme les sciences ou la sexualité. Après le dévoilement de la situation à l’école Bedford par la journaliste de Cogeco, Valérie Lebeuf, le ministre de l’Éducation de l’époque, Bernard Drainville, avait ouvert une enquête, qui avait révélé plusieurs manquements en lien avec la Loi sur la laïcité de l’État dans l’école publique.
Mentionnons que de nombreux manquements dans l’application des programmes éducatifs avaient aussi été notés et que des enquêtes en vertu de la Loi sur l’instruction publique avaient été ouvertes dans trois autres écoles de Montréal en fin d’année 2024. 17 écoles du Québec avaient également reçu la visite de vérificateurs à la suite d’allégations de non-respect des obligations en matière de laïcité.
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