
L’augmentation de la violence dans les écoles serait-elle liée à la guerre que se livrent les gangs criminalisés pour le contrôle du marché de la drogue dans la région?
Forte d’une demande d’accès à l’information formulée auprès de la Sûreté du Québec (SQ), le groupe des Coops de l’information dévoile d’abord les données relatives au nombre de mineurs arrêtés par année, depuis 2020, en contexte scolaire dans les établissements du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Premier constat : il y a une augmentation du nombre d’arrestations chez les étudiants d’âge mineur. Le porte-parole de la SQ, le lieutenant Grégory Gomez Del Prado mentionne qu’au niveau des armes, on parle surtout de couteaux et d’armes à air comprimé qui ont été utilisés.
Autre élément important: ce ne sont pas toutes les arrestations effectuées en contexte scolaire dans la région qui se rangent sous le couvert de la violence armée. Précisons que malgré le fait qu’il soit très logique en apparence, le lien avec la guerre des gangs demeure très difficile à faire car plusieurs facteurs, qui ne sont pas liés directement au crime organisé, peuvent être responsables de la hausse des événements à caractère violent dans les écoles de la région.
De son côté, TVA Nouvelles Saguenay-Lac-Saint-Jean parle aussi d’augmentation de la violence dans certains établissements, particulièrement dans trois écoles primaires du Centre de services scolaires de la Jonquière. C’est ainsi qu’en 2024-2025, à l’école Saint-Jean-Baptiste de Jonquière, 228 événements de violence physique sur un total de 251 s’y sont déroulés, alors que 180 événements de violence physique sur un total de 244 ont eu lieu à l’école Sacré-Coeur de Kénogami. Les chiffres sont tout aussi inquiétants à l’école Sainte-Marie de Jonquière avec 273 événements de violence physique. Du côté du Centre de services scolaire des Rives-du-Saguenay, le nombre de cas annuels dépasse le 600 cas par année depuis trois ans.
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