
Rio Tinto amorce la mise en service des premières cuves AP60 à son complexe d’Arvida. Cet agrandissement, d’une valeur de 2 G$, permettra de changer les anciennes salles de cuves et augmentera la capacité de production à 220 000 tonnes d’aluminium primaire par année.
Annoncé ce vendredi, en présence de la ministre de l’Industrie, Mélanie Joly, de la première ministre du Québec, Christine Fréchette, de représentants de Rio Tinto, de représentants syndicaux et d’élus régionaux, le démarrage devrait toutefois être finalisé d’ici la fin de l’année 2026, lorsque les 96 cuves seront mises en marche. De plus, le gouvernement fédéral et provincial mettent la main à la pâte, en investissant des sommes importantes pour l’entreprise. Mme Joly a profité de sa présence pour annoncer un investissement de 100 M$ dans l’usine de démonstration ELYSIS, tandis que Mme Fréchette a annoncé l’octroi d’un prêt sans intérêts de 150 M$ pour la réalisation de l’agrandissement. Pour la première ministre, cette nouvelle tombe à point, quelques mois après des annonces plutôt pessimistes en lien avec l’aluminium, faisant évidemment référence à la guerre tarifaire. Elle ajoute qu’il est important de changer d’optique afin de voir une perspective d’avenir, un avenir qui se jouera ici.
Pour sa part, le chef de la direction, Rio Tinto Aluminium & Lithium, Jérôme Pécresse, souligne que la technologie AP60 pourra s’exporter globalement et confirme que le plan pour l’usine ELYSIS est suivi à la lettre, ce qui leur permet de croire une industrialisation en 2030, voire peu de temps après.
Mentionnons que la technologie AP60, combinée à l’hydroélectricité, génère en moyenne six fois moins de gaz à effet de serre (GES) par tonne d’aluminium produite, ce qui est deux fois moins que la technologie utilisée dans les anciennes salles de cuves, qui était de 3,2 tonnes de GES par tonne d’aluminium. Les cuves AP60 permettront aussi de réduire jusqu’à 90 % les particules fines présentes dans l’air.
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