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Sursis pour l’Équipe du renouveau démocratique (ERD) (avec audios)

André Deschênes
21 mai, 2026
(Photo: Archive)

La formation politique municipale de l’Équipe du renouveau démocratique (ERD) n’a pas encore totalement lancé la serviette, et ne ferme pas les livres. Du moins, pas pour le moment. C’est dans une assemblée présentée mercredi soir à Chicoutimi qu’il a été décidé de “donner une dernière chance” à la survie du groupe politique. Le président de la formation, André Brassard-Aubin, a d’abord confié au 92,5 Ma radio d’Ici que peu de gens se sont déplacés à l’assemblée. 

« Malheureusement, pas autant qu'on l'aurait voulu parce qu'on n'a pas pu atteindre le quorum. Alors, ce que nous avons fait, nous avons quand même donné l'information aux personnes qui s'étaient déplacées et sans pour autant prendre de votes ou prendre de décisions. [...] élirait le parti parce qu'on n'était pas légal au niveau du fonctionnement parce qu'il nous manquait quatre personnes pour l'avoir. »

Trois personnes ont clairement manifesté leur intention de s'impliquer au sein du conseil d’administration de l’ERD, les gens présents à l’assemblée ont convenu de se donner un sursis d'un mois. Ces trois personnes veulent en recruter d'autres, et elles sont persuadées d'y parvenir. Donc le parti est toujours vivant, du moins pour le moment. 

« Nous avons accepté, nous, du conseil d'administration actuel, de rester en poste encore un mois. Un mois pour leur donner le temps. Ces trois personnes-là nous ont dit qu'elles voulaient approcher d'autres personnes et qu'elles pensaient qu'elles allaient accepter de s'impliquer. Bon, OK, on va donner un sursis, un délai d'un mois, mais c'est le dernier. J'ai été très, très clair là-dessus. On s'est donné rendez-vous après la fête nationale. Alors là, ce sera la passation des pouvoirs. Par la suite, ce sera à eux de fonctionner et le parti pourra continuer. »

Et malgré la déconfiture de la dernière élection, où aucun candidat de l’ERD n’a été élu à Saguenay, André Brassard-Aubin croit toujours en la pertinence des partis politiques municipaux. 

« Terbonne, par exemple, ont été réélus sans opposition. C'est parce qu'elle a toujours bien une satisfaction là-dessus. Si on prend Longueuil, Laval, Saint-Jean-sur-Richelieu, ça allait très bien. À Gatineau, le temps que le parti politique était là a été aussi très apprécié. Ça se fait ailleurs. Il y avait même notre ministre régional des Affaires municipales, Mme Laforest, qui disait que les villes où ça allait le mieux, c'était les villes qui étaient dirigées par un parti politique. »

Ajoutons que faute de financement, deux des piliers de l’ERD ont aussi quitté la structure administrative pour travailler au bureau de la nouvelle députée péquiste Marie-Karlynn Laflamme. Un membre de la formation nous précise que les deux dames étaient employées du cabinet (et non du parti), et qu'il était alors logique qu'elles doivent se trouver du travail ailleurs. Rappelons que l'ERD, n'ayant élu aucun représentant, ne disposait plus de budget d'opposition.

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