
Le gouvernement du Québec persiste et signe : tant et aussi longtemps que le litige sur le statut d’Indien ne sera pas réglé avec le gouvernement fédéral, le ministère des Ressources naturelles et des Forêts tolèrera la présence de chalets de chasse et pêche des personnes ayant perdu leur statut.
Le Quotidien rappelle que 738 citoyens de la communauté Innu d’Essipit, qui ont obtenu leur statut après 2019, ont vu leur droit à l’inscription au Registre des Indiens du Canada retiré, après que deux dossiers de descendances furent révisés. Le retrait de ces deux aïeuls fait donc perdre à ces personnes les droits découlant du statut et les programmes de privilèges qui y sont associés. Le Conseil de bande d’Essipit a pour sa part accordé des permis de construction de chalets de chasse et pêche sans passer par le cadre réglementaire du ministère des Ressources naturelles et des Forêts.
Des répercussions de ces permis se sont même fait sentir dans la région. Une partie du territoire de la municipalité de Saint-Fulgence se retrouve à la limite du Nitassinan d’Essipit, ce qui a créé quelques problématiques, notamment au lac Laurent. Un citoyen, ayant reçu l’approbation du Conseil de bande d’Essipit, a commencé la construction d’une base d’hydravion sur les berges du lac, sans l’accord de la municipalité. Un second litige concerne la construction d’un chalet de chasse, dans le même secteur et sans autorisation municipale. Mentionnons que la municipalité de Saint-Fulgence n’a pas signé d’entente spécifique avec Essipit, mais a tout de même émis le souhait que le conseil n’autorise pas de nouvelle occupation sur les deux sites.
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