
Malgré l’incertitude économique engendrée par les tarifs douaniers américains, les besoins de main-d’œuvre demeurent bien réels dans le secteur manufacturier du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Les entreprises régionales s’unissent sous le comité de l’immigration économique (CIE) pour demander au gouvernement fédéral de tenir compte de cette réalité dans l’application des règles entourant les permis de travail, afin de leur permettre de conserver les travailleurs étrangers temporaires déjà établis, formés et qualifiés dans la région.
Selon le porte-parole du CIE et directeur général d’Alliage 02, Marc St-Hilaire, les entreprises de la région doivent maintenant composer avec deux réalités : l’incertitude liée aux tarifs américains et un besoin de main-d’œuvre qui demeure présent. M. St-Hilaire ajoute que dans ce contexte, perdre des travailleurs recrutés, formés et intégrés aux équipes entrepreneuriales serait particulièrement difficile à comprendre. Puisque le gouvernement fédéral détient un rôle déterminant dans la délivrance et le renouvellement des permis de travail, les acteurs économiques du Saguenay–Lac-Saint-Jean lui demandent d’offrir davantage de prévisibilité et de flexibilité aux entreprises manufacturières qui souhaitent maintenir en emploi des travailleurs étrangers temporaires déjà établis dans la région.
Dans le contexte économique actuel, la région considère qu’il est essentiel que les décisions gouvernementales tiennent compte des réalités propres aux entreprises manufacturières des régions et de leurs besoins réels de main-d’œuvre. Pour Marc St-Hilaire, dans une période où ils demandent aux entreprises d’être plus productives, plus compétitives et plus résilientes face aux tarifs américains, le gouvernement doit éviter de leur retirer des travailleurs qualifiés dont elles ont besoin pour produire. M. St-Hilaire conclut en mentionnant qu’il faut donner aux entreprises les moyens de conserver cette expertise dans la région.
(418) 546-2525
ckaj@ckaj.org