
Les directrices et directeurs de la protection de la jeunesse et directeurs provinciaux du Québec ont dévoilé jeudi leur bilan annuel pour l’année 2025‑2026. Au Saguenay–Lac‑Saint‑Jean, les données traduisent une légère amélioration sur certains plans, tout en mettant en lumière des enjeux toujours préoccupants pour la protection des enfants et des adolescents.
Au cours de la dernière année, 6 507 signalements ont été acheminés à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) dans la région, soit une diminution de 354 cas comparativement à l’année précédente. Parmi ceux-ci, 1 940 signalements ont été retenus à des fins d’intervention, une proportion également en baisse par rapport à 2024‑2025. Les enfants de 12 ans et moins représentent plus de 75% des cas retenus.
Les principaux motifs de signalement demeurent la négligence, les risques de négligence, les abus physiques, les mauvais traitements psychologiques et l’exposition à de la violence conjugale. Le DPJ a mis fin à son intervention dans les dossiers de 613 enfants, soit 37 de moins qu’en 2024- 2025. Plus de 65 % des enfants dont la situation est prise en charge par le DPJ sont suivis dans leur milieu familial (50,39 %) ou sont confiés à un tiers significatif (16,92 %). Finalement cette année, 426 adolescents ont reçu des services en vertu de la LSJPA au Saguenay–Lac-Saint-Jean, un nombre en constante augmentation
Questionnement
Les directrices et directeurs de la protection de la jeunesse et les directrices et directeurs provinciaux (DPJ-DP) du Québec ont également profité du dévoilement pour lancer un appel à la réflexion collective : faisons-nous réellement des enfants une priorité dans nos choix de société?
Chaque jour, les DPJ partout dans la province interviennent auprès d’enfants et de familles en situation de grande vulnérabilité. Au cours des dernières années, les DPJ constatent une complexification des situations et une augmentation importante des besoins, tant chez les jeunes que pour leur famille, et ce, dans un contexte social en profonde transformation. De plus, des données récentes témoignent de la fragilité de la santé mentale des jeunes. Plus de la moitié des élèves présentent des signes d’anxiété sociale, une réalité qui influence leur bien-être et leur développement, mais aussi leur réussite scolaire.
Parallèlement, le réseau de la santé et des services sociaux ainsi que celui de l’éducation doivent composer avec d’importants défis de capacité et d’adaptation. En effet, des prises en charge tardives amènent une détérioration des situations, nécessitant ultimement des interventions beaucoup plus complexes.



(418) 546-2525
ckaj@ckaj.org