Réglements généraux
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1 600 maisons pour payer les erreurs administratives

Richard Banford
7 mai, 2026

À 3 000 $ en taxes par maison, il faudra au moins 16 nouvelles résidences pour payer les frais des erreurs administratives de l’ancienne gouvernance à Saguenay. Le véritable total du coût des congédiements de deux hauts cadres s’élève à bien plus que 5 millions $ pour Saguenay.

 Le montant annoncé par Le Quotidien est exact, mais il s’en tient qu’aux  frais directs. Si on y ajoute le nombre d’heures gaspillées par les fonctionnaires, dont l’ex-directeur général Gabriel Rioux et ses substituts, la somme des dépenses grimpent encore. Et ces heures à chercher noise à des collègues laissent les autres dossiers affectant les contribuables s’enliser sous la pile.

Le 5 millions n’inclut pas non plus l’embauche d’un deuxième DG pour remplacer celui, toujours pleinement rémunéré, qu’on a tabletté.  

Entente complaisante

De plus, il faut encore ajouter les 730 000 $ accordés au DG Rioux, pour les 19 mois restants à son contrat incluant les avantages sociaux. En plus de d’autres factures d’avocats qu’on aurait pas encore payées, les dépenses globales devraient atteindre les 6 millions $ pour cette saga des congédiements à Saguenay. Des frais pour des poursuites que les tribunaux ont rejetées intégralement.

Le conseiller Serge Gaudreault est le seul élu à avoir invoqué l’imputabilité du DG de la ville, qu’il considère comme le grand responsable de tous ces congédiements illégaux. Surtout au vu de l’acharnement dont il a fait preuve pour se débarrasser de la greffière de la ville et du directeur général de la Société de transport du Saguenay.

Mais, combien aurait-il fallu encore décaisser pour prouver l’imputabilité à travers son contrat blindé?

Imputabilité des fonctionnaires

Les fonctionnaires administrateurs, tout comme les élus, s’en tirent à bon compte. Le dossier de Clic Santé et celui de Northvolt, qui coûteront plus d’un milliard de dollars aux contribuables québécois, en sont un autre bel exemple.

C’est pourquoi, le 1er avril dernier, l’Assemblée nationale adoptait la loi 7. Cette loi introduit l’imputabilité des hauts fonctionnaires, mais curieusement, elle ne fait aucunement allusion aux élus ni à des compensations financières. On a plutôt choisi d’imposer des stages probatoires à ces hauts fonctionnaires aux décisions hasardeuses.

Décisions irréfléchies

Tout comme le citoyen ordinaire, le Parti Québécois contestait déjà en 2025 les manquements graves en matière de gestion. Des erreurs de jugement ou de laxisme qui demeurent sans conséquence pour les gens et les organismes responsables. Souvent les hauts fonctionnaires, en prenant des décisions plus personnelles que réfléchies, subissent au pire un déplacement pour occuper d’obscures fonctions ou, au mieux, une substantielle indemnité de départ pour se fondre peinards dans le décor.

Doit-on s’étonner que les citoyens perdent confiance envers le système et ses élus? Des chiffres révélateurs et vérifiés, livrés par le Quotidien, irritent au plus haut point le contribuable. Surtout quand ces révélations suivent de près un budget où la plupart des propriétaires constatent encore une augmentation de leur facture de taxes.

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