
Avant la date du 26 avril 1986, peu connaissait l’existence de Tchernobyl, cette centrale construite dans la ville de Prypiat, située à 130 au nord de Kiev, capitale de l’Ukraine, mais qui faisait partie à l’époque de l’Union des républiques socialistes soviétiques (U.R.S.S.). Dans les premières heures de cette journée de printemps, la vie de cette ville allait changer à jamais.
À 1h23 du matin, le réacteur #4 de la centrale nucléaire V.I. Lénine explose lors d’un test de sécurité. Classé au niveau 7 sur l’échelle internationale des événements nucléaires, il s’agit du plus grave accident à ce jour.
Dans les minutes et heures suivant l’explosion, bon nombre de gens ont tenté d’éteindre les flammes provenant du cratère créé par l’incident. Toutefois, les radiations brûlent la peau et les organes intérieurs des intervenants en quelques minutes. Quelques jours plus tard, le gouvernement soviétique crée une zone d’exclusion d’un rayon de trente kilomètres, forçant l’évacuation de plus de 135 000 résidents.
Plusieurs accusations ont été lancées à la suite de l’événement, dont envers le gouvernement soviétique pour ne pas avoir communiqué correctement les risques de ce désastre envers le reste du monde.
Selon les rapports de plusieurs revues scientifiques, on évalue à 4000 le nombre de personnes qui sont mortes des radiations à la suite de l’accident.
Dans les années 2000, il est décidé qu’un sarcophage serait construit par-dessus la centrale afin de ralentir les radiations dans l’air. Le bâtiment, d’une longueur de 162 mètres et d’une hauteur de 108 mètres, aura coûté plus d’un milliard d’euros et a été complété en 2016. Sa durée de vie, au départ d’un siècle, a été fortement réduite en 2025 après l’attaque d’un drône dans le conflit Russie - Ukraine.
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