
Il ne faut surtout pas compter sur la fermeture de l’usine Domtar de Kénogami mais si tel sombre scénario s’accomplissait, il pourrait y avoir une solution de rechange qui fournirait une 2e vie au bâtiment. C’est que la compagnie First Phosphate serait intéressée par l’usine et son hydroélectricité advenant sa fermeture en raison des difficultés de l’industrie forestière.
Rappelons qu’il y a quelques jours à peine, le député de Jonquière, Yannick Gagnon, disait travailler activement pour qu’il y ait un « Plan B » en ce qui a trait au futur de l’usine kénogamienne. Le député confiait qu’il souhaitait y attirer une entreprise advenant la fermeture tant appréhendée. Radio-Canada confirme l’intérêt de First Phosphate dont les premières visées sont d’opérer une mine dans le secteur de Bégin et Lamarche. Le plan serait d’avoir deux usines : une usine d’acide phosphorique au port de Saguenay et une seconde, peut-être à Kénogami, qui fabriquerait des cathodes pour des batteries au lithium fer phosphate (LFP).
Une rencontre a d’ailleurs eu lieu mercredi entre les représentants syndicaux, le député bloquiste de Jonquière, Mario Simard, et des représentants de First Phosphate. On se doute qu’en ces temps où les blocs d’énergie disponibles sont plutôt des denrées rares, c’est l’électricité qui attire First Phosphate, alors que l’usine de Kéno est alimentée par les centrales hydroélectriques de Domtar au Saguenay.
Rappelons qu’en cas de fermeture d’une usine de Domtar, Québec pourrait résilier son bail et reprendre le contrôle de ses installations hydroélectriques.Le président du syndicat, Gilles Vaillancourt, estime qu’il s’agit d’un beau projet, mais que pour le moment le tout est à un stade très embryonnaire.
(418) 546-2525
ckaj@ckaj.org