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Rio Tinto sous haute surveillance

Richard Banford
25 avril, 2024

Par un beau matin d’été, il y a déjà quelques années, je pêchais l’ouananiche dans l’embarcation d’un ami autour des îles à Tremblay à l’entrée de la Grande décharge du magnifique lac Saint-Jean. Soudain, le pied du moteur de l’embarcation touche la pointe d’un rocher bien caché sous l’eau. Instantanément mon compagnon s’est écrié, « maudit Alcan » pour identifier le responsable de cette avarie choquante.

C’est ancré dans les mœurs de l’époque, transmis à travers les batailles syndicales pour améliorer les conditions de vie des travailleurs. Ça l’est toujours aujourd’hui, mais beaucoup plus pour des raisons environnementales et pour l’avenir économique de la région.

Cheval de bataille

Depuis leur élection à Ottawa, Mario Simard et son collègue du Bloc Québécois, Alexis Brunette-Duceppe ont mis sous haute surveillance les activités du groupe Rio Tinto. Cette stratégie a le double avantage de les garder bien en vue dans l’espace médiatique régional et de tenir occupés les responsables des communications de l’entreprise.

Récemment, le duo bloquiste réclamait des dirigeants de Rio Tinto qu’ils envoient, un représentant de l’entreprise à Ottawa pour expliquer son plan d’avenir devant le Comité permanent de l’industrie et de la technologie. Le chef de la direction mondiale de Rio Tinto en aluminium, Jérôme Pécresse, s’y est présenté en milieu de semaine dernière. Il n’a pas répondu directement aux députés bloquistes en ce qui a trait aux échéances prévues pour l’implantation d’Élysis, mais il a assuré les membres du Comité permanent que cette nouvelle technologie serait bel et bien implantée au Saguenay-Lac-Saint Jean.

Les députés de la CAQ aussi

Les élus de la CAQ aussi voulaient obtenir des réponses à propos de certaines inquiétudes des équipementiers et entrepreneurs de la région quant à l’application de son plan de transition visant à répondre à la stratégie environnementale dictée par le gouvernement du Québec. La ministre régionale, Andrée Laforest, avait invité une vingtaine de politiciens de toutes couleurs et de tous les ordres de gouvernance de la région pour entendre le directeur exécutif des opérations de Rio Tinto, Sébastien Ross, parler de l’avenir des activités de la multinationale dans la région.

Plusieurs l’avaient pressenti; l’invité leur a annoncé la mise sur pause du projet de fabrication de billettes à l’usine d’Alma. Un créneau qui pourrait même être abandonné en raison de l’explosion des coûts de la mise en place des outils de fabrication.

Maigre compensation, tout comme son patron l’avait confirmé à Ottawa, si le nouveau procédé Élysis, qu’on expérimente à Alma, s’installe de façon continue, ce sera dans la région et non aux États-Unis comme le voulait une rumeur de plus en plus persistante.

Fermeture des précuites

Les pressions soutenues de nos élus pour que Rio Tinto se montre plus transparente se sont traduites par un dévoilement du plan de transition de la multinationale. La géante anglo-australienne remplacera ses vieilles cuves précuites datant de 1926 par la nouvelle technologie AP60. Déjà, une première salle de cuves précuites est condamnée et trois des six salles seront fermées d’ici 2025. Il ne devrait plus rester aucune salle de ces vieilles cuves à la fin 2028.

C’est le prix à payer pour en arriver à ce que l’aluminium produit dans la région soit le plus faible en teneur en carbone et en même temps pour apporter une valeur ajoutée qui satisfasse une clientèle à qui on impose, à elle aussi, de nouvelles exigences environnementales.

Même avec les vieilles cuves, l’industrie d’aluminium demeurait la moins polluante partout dans le monde parce qu’alimenté à l’hydroélectricité. Cependant, la fabrication d’aluminium demeure le plus grand facteur d’émission de gaz à effet de serre de tout le Québec.

De là l’intérêt pour nos représentants de surveiller de près l’évolution des changements technologiques imposés à Rio Tinto. En souhaitant que cette plateforme économique indispensable à l’économie régionale puisse s’adapter à la nouvelle réalité sociale sans ralentir ses investissements chez nous.

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