
Le Marathon partagé du Saguenay, qui permet de faire vivre les émotions et les sensations d’un marathon aux personnes à mobilité réduite, a atteint un record de participation cette année dans le cadre de sa 6e édition. Samedi dernier, 17 personnes à mobilité réduite ont fait partie du peloton d’une centaine de coureurs, tandis que 22 000 $ ont été amassés au profit de la Fondation santé Jonquière.
Les 17 équipes, composées d’un coureur et d’un « co-coureur », ont débuté le trajet à partir de la Base des Forces canadiennes de Bagotville. Le fil d’arrivée se trouvait au Cégep de Jonquière, où les participants ont pu célébrer après leur parcours de 42,2 km. Pour la membre du comité organisateur, Marie-Ève Larouche, il s’agit non seulement d’une façon d’amasser des dons pour la Fondation santé Jonquière, mais également de briser les frontières et les codes de la course.
« Chaque année, on souhaite organiser un événement sportif qui est inclusif et qui offre la chance à des participants de vivre l’esprit d’équipe et toute sorte d’émotions et de sensations qu’ils n’auraient peut-être pas eu la chance de vivre autrement. C’est aussi faire vivre aux coureurs une autre expérience de course et, plutôt que d’y aller de manière individuelle, d’y aller ensemble et de prêter leurs jambes pour un objectif plus grand qu’eux. »
Après quatre participations au Marathon partagé, Hélène Tremblay souligne l’importance de l’entraide et de la solidarité qui se dégagent de l’événement.
« Ç’a très bien été. Il y a des gens généreux, affables autour de nous et ils nous aident. C’est une belle expérience. Ça fait quatre ans que je le fais et je le conseille à d’autres. […] Je suis quelqu’un de très engagé. Je me dis qu’il faut donner l’exemple, on reçoit… il faut donner », dit Hélène Tremblay, devenue l’une des doyennes de l’événement.
Pour Alexandre Morin, qui était l’un des co-coureurs de Mme Tremblay, le Marathon partagé est un événement unique. « C’est une expérience exceptionnelle. C’est une manière de se pousser et aussi de faire courir une personne qui n’est pas en mesure de le faire par elle-même. La température était présente également pour que ça se déroule parfaitement. »
Mme Tremblay et Alexandre souhaitent tous deux reprendre part à l’activité l’an prochain.
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