
C’est le 10 mars dernier qu’une demande d’autorisation d’exercer une action collective a été déposée en Cour supérieure afin d’indemniser les enfants ayant subi des sévices à l’Orphelinat de l’Immaculé-Conception à Chicoutimi.
Radio-Canada rapporte que l’action touche ceux qui n’ont pas été reconnus par le Programme national de réconciliation avec les orphelins et orphelines de Duplessis. La demanderesse dans ce dossier est une femme originaire du Lac-Saint-Jean, qui agit au nom d’un groupe de victimes. Celle-ci affirme avoir subi des abus physiques, sexuels et psychologiques aux mains de religieux, des religieuses ou encore des laïcs qui ont travaillé au sein des Petites Franciscaines de Marie. La dame en question a été accueillie à l'Orphelinat de Chicoutimi quelques jours après sa naissance et y est restée jusqu’à ses six ans. Elle a quittée l’établissement en 1965.
La demanderesse allègue avoir subi deux types d’agressions sexuelles de la part des religieux et religieuses, dont certains qui se passaient derrière la chapelle et d’autres dans les dortoirs. La demande d’autorisation d’exercer une action collective parle également de chocs électriques administrés à des enfants. L’avocate qui représente la femme en question, Clara Poissant-Lespérance, du cabinet Trudel Johnston & Lespérance, réclame au nom des victimes des dommages-intérêts pour des préjudices communs, mais aussi pour des préjudices additionnels. À l’Évêché de Chicoutimi, le responsable des communications affirme qu’un suivi sera fait dans les prochains jours.
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