
Préoccupé par le fait de pouvoir prendre ses distances par rapport aux États-Unis en ce qui a trait à l’achat de fournitures militaires, le gouvernement Carney a dévoilé mardi les grandes lignes de ce qu’il appelle sa nouvelle stratégie industrielle de défense.
Le Devoir cite que le gouvernement canadien ne veut plus être « pris en otage » pour sa propre sécurité. La nouvelle stratégie industrielle de défense, chiffrée à 6,6 milliards de dollars et annoncée par le premier ministre Mark Carney, vise donc à favoriser les entreprises canadiennes au cours des dix prochaines années. Ottawa se fixe désormais comme objectif que 70 % des contrats de défense soient attribués à des entreprises canadiennes d’ici 2035, contre 43 % aujourd’hui.
Mark Carney vise aussi à augmenter de 50 % les exportations canadiennes de matériel de défense. Fait intéressant: le développement des capacités industrielles au Canada a pour objectif de protéger la « souveraineté » du pays, un mot répété près de 30 fois dans le document de 68 pages. De cette manière, le Canada ne sera plus « pris en otage » par les décisions d’autrui, a souligné M. Carney dans son point de presse. Les besoins non satisfaits au Canada pourront être « complétés » par des partenariats stratégiques ou des investissements étrangers, précise le document, sans fournir davantage de détails.
Mentionnons qu’actuellement, environ 70 % des dépenses canadiennes en capital en défense vont vers les États-Unis. Le premier ministre canadien a conclu en affirmant que cette dépendance « doit changer ».
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