
Le syndic de faillite mandaté par les bailleurs de fonds de Scierie Petit-Saguenay, la Banque de développement du Canada (BDC), Investissement Québec (IQ) et le Mouvement Desjardins, a entrepris hier la mise en vente des actifs du seul employeur industriel du Bas-Saguenay dans le cadre d’un processus de liquidation. Le maire de Petit-Saguenay, Philôme La France, dénonce la situation.
Selon le maire, la mise en ventes des actifs compromet gravement toute possibilité de relance industrielle et va à l’encontre des efforts actuellement déployés pour préserver l’avenir du site. M. La France ajoute qu’il comprend que les gouvernements ne peuvent intervenir dans les décisions financières de leurs bras financiers, mais la décision des bailleurs de fonds de démanteler vient neutraliser tous les efforts déployés par le milieu et le gouvernement du Québec pour favoriser une relance éventuelle de la scierie. Selon lui, la liquidation complète des actifs enlève toute marge de manœuvre à d’éventuels repreneurs, anéantit des années d’investissements et détruit un levier économique structurant pour la communauté de Petit-Saguenay. Elle touche directement des travailleurs, leurs familles, ainsi qu’un ensemble de partenaires locaux qui subissent déjà les impacts de la fermeture.
Philôme La France demande formellement la suspension du processus de liquidation et l’ouverture d’un dialogue réel entre les bailleurs de fonds, le gouvernement du Québec et les acteurs du milieu afin d’évaluer des scénarios concrets de préservation des actifs et de relance économique. Il mentionne finalement que la municipalité a besoin de temps pour que les conditions de marché s’améliorent et que l’usine devienne intéressante pour des repreneurs potentiels.
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