
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a offert au Canada de devenir « le premier pays membre associé » de l'Union européenne lors d'une visite du premier ministre Mark Carney au Parlement européen à Strasbourg.
Carney a préféré qualifier cette proposition d'« alliance unique » plutôt que d'adhésion formelle, un concept juridique qui n'existe pas encore. Le premier ministre cherche à approfondir les relations avec l'Europe pour réduire la dépendance économique du Canada envers les États-Unis, notamment dans les minéraux critiques, l'énergie et la défense.
Cependant, sa prudence reflète les risques politiques : le chef conservateur Pierre Poilievre s'oppose fermement à toute assujettissement à Bruxelles, tandis que Carney craint de s'aliéner les électeurs en abandonnant le panier américain pour le panier européen. De son côté, le président américain Donald Trump a vivement réagi face à la proposition de la présidente de la Commission, qui accueillerait ainsi « à bras ouverts » le Canada dans ses rangs. Le chef d’État a menacé de rompre les échanges commerciaux avec l’UE.
Rappelons parallèlement que le président a aussi, dans les dernières heures, signé un décret ordonnant aux agences fédérales américaines de retirer tous les produits canadiens de leurs marchés publics. Le décret accuse le Canada d'imposer des barrières déraisonnables aux entreprises américaines et précise que le représentant américain au commerce surveillera les circonstances justifiant des mesures supplémentaires.
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