
Ils sont nombreux, les médecins, qui dénoncent le fait que trop de gens croient dur comme fer les diagnostics médicaux donnés par l’Intelligence Artificielle au moindre symptôme qui apparaît. Même que les Canadiens qui ont suivi des conseils en matière de santé issus de sources d'intelligence artificielle (IA) sont cinq fois plus susceptibles d'avoir subi des effets néfastes que ceux et celles qui ne l'ont pas fait.
Un sondage Abacus Data, réalisé pour le compte de l'Association médicale canadienne (AMC) en novembre dernier, révèle qu'une grande majorité de canadiens, soit 89 %, se tournent vers des sources en ligne pour obtenir des informations sur la santé, notamment parce que c'est plus rapide et pratique que de passer par le système de santé pour accéder à des soins.
Bien que seulement 27 % croient que l'IA peut réellement fournir de l'information fiable sur la santé, environ la moitié utilisent ces outils pour diagnostiquer ou traiter des problèmes de santé. Dans ce même sondage, réalisé auprès de 5 000 canadiens, 77 % des répondantes et répondants s'inquiètent de la hausse des fausses informations sur la santé en provenance des États-Unis.
Presque toutes les personnes participantes jugent que les plateformes de médias sociaux et les gouvernements ont la responsabilité de freiner la propagation des fausses informations sur la santé. Les médecins exhortent donc L'AMC exhorte donc le gouvernement fédéral à agir rapidement pour protéger la population canadienne contre les fausses informations sur la santé provenant des États-Unis, limiter les préjudices en ligne et investir dans des sources nationales fiables.
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