
Cinq organisations majeures du secteur forestier du Québec réclament au prochain gouvernement provincial de faire de la filière forestière une priorité absolue, afin de redonner sa force d’antan au marché et à ses producteurs. Une prise de parole des différents acteurs a eu lieu lundi lors d’une conférence de presse tenue au Pavillon des croisières de La Baie.
Pour l’Alliance des communautés forestières, l’Association des entrepreneurs en travaux sylvicoles du Québec (AETSQ), l’Association québécoise des entrepreneurs forestiers (AQEF), le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) et la Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF), la crise forestière actuelle a atteint un niveau d’alerte critique. Selon eux, des mesures significatives et immédiates devraient être mises en place afin de soutenir les communautés et permettre à l’ensemble de la filière de se restructurer et de demeurer forte.
Selon le président du CIFQ, Michel Vincent, des pertes de près de 230 $ sont enregistrées pour 1 000 pieds de bois mis en vente sur le marché. En combinant le prix de vente, les taxes imposées et les revenus par rapport au coût du bois, c’est entre deux et quatre mille dollars qui sont perdus à chaque camion sortant de l’usine avec le produit. D’un autre côté, le président de l’Alliance des communautés forestières, Yanick Baillargeon, estime que les actions prises sont toujours insuffisantes et que le milieu forestier a été laissé pour compte. En 2025 seulement, 52 M$ nécessaires aux travaux de base étaient manquants. De plus, au cours des dernières années, ce sont 143 000 hectares de plantations qui ont été laissés à l’abandon.
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