
À la veille de représenter le Canada avec l’équipe nationale de hockey-luge aux Jeux paralympiques de Milan, l’Almatois Vincent Boily affiche une détermination sans faille. Pour lui et ses coéquipiers, la cible est claire.
« Pour nous, il n’y a qu’un seul objectif : la médaille d’or », lance-t-il avec assurance. Joint à Toronto alors qu’il complétait son dernier camp d’entraînement avant son départ vers l’Italie, l’attaquant de 25 ans débordait d’énergie. « Plus les jours vont avancer, plus le stress va embarquer un peu. Mais pour l’instant, je me sens prêt. Je me sens en forme et j’ai vraiment hâte que ça commence. »
Le camp préparatoire a été exigeant, reconnaît-il, mais nécessaire pour peaufiner les derniers détails avant la compétition. « On a eu un long camp avec énormément d’heures sur la glace. C’est le dernier effort à fournir avant de sauter sur la patinoire en Italie. Ça fait quatre ans qu’on se prépare pour ce moment. Le plus difficile, au fond, c’est d’attendre! »

Étoile montante du parahockey
Depuis son arrivée au sein de l’équipe nationale en 2022, Vincent Boily s’est imposé comme l’une des étoiles montantes du parahockey canadien. Il a participé à trois Championnats du monde, contribuant à la médaille d’argent en 2023 et en 2025, ainsi qu’à la conquête de l’or en 2024.
La stabilité du noyau de joueurs constitue d’ailleurs une grande force de l’équipe. « On a un excellent esprit d’équipe. Certains gars sont là depuis dix ans et il y a très peu de changements dans le groupe. On se connaît par cœur. On a partagé tellement de camps et de voyages ensemble… Ça crée une chimie naturelle. »
Selon le Comité paralympique canadien, le joueur originaire d’Alma est un attaquant redoutable dont la rapidité peut changer l’allure d’un match en un instant. Le Canada tentera de décrocher une première médaille d’or paralympique depuis les Jeux de Turin en 2006. Leur principal rival : les États-Unis. Un adversaire coriace, admet Boily, mais loin d’être imbattable. « On les a battus aux Championnats du monde en 2024, puis ils ont pris leur revanche l’an dernier. On a une excellente ligne offensive et on est capables de produire au bon moment. »
Un autre rêve avec la même intensité
Avant le grave accident qui a mis fin à sa carrière de hockeyeur, Vincent Boily rêvait de soulever la Coupe Stanley. Aujourd’hui, son rêve a changé, mais l’intensité est la même : il veut porter la médaille d’or autour du cou. Au-delà du résultat, il souhaite surtout inspirer les jeunes joueurs de parahockey et les personnes vivant avec un handicap.
« Après tout ce qui m’est arrivé, ce serait une belle façon d’atteindre des objectifs que je me suis fixés depuis longtemps. Ce sont des années de sacrifices. C’est mon travail à temps plein. Si on gagne, ce sera aussi un message fort : même après un accident, on peut accomplir de grandes choses avec du travail et de la détermination. »
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