
En grève depuis bientôt quatre mois, les travailleuses du CPE Le Jardin de Robi de Roberval se disent toujours aussi déterminées, malgré le fait que leur conflit se retrouve analysé par le Tribunal administratif du Travail (TAT), ce dernier devant établir si le CPE doit être soumis au concept de « services minimalement requis ». La présidente syndicale Manon Tremblay réitère que de travailler deux heures de plus par semaine pour la même rémunération, c’est non.
Le Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN a réuni ses membres dans les derniers jours pour faire le point sur l’état de la négociation et sur la judiciarisation du conflit. Le syndicat souligne que la grève, entamée en octobre, se poursuit alors que l’employeur refuse toujours de chercher une solution négociée permettant la réouverture complète de l’installation. La présidente du syndicat représentant la vingtaine de travailleuses, Nathalie Duperré, répète que tout ce qui est souhaité de la part des travailleuses, c’est une entente négociée permettant le retour à la normale.
Les salariées tiennent à décider elles-mêmes de leurs conditions de travail et c’est pourquoi aucune demande d’arbitrage n’a été formulée, explique-t-elle. Rappelons que 84 enfants fréquentent le CPE robervalois.
(418) 546-2525
ckaj@ckaj.org