
Une enquête menée par Le Quotidien fait état, lundi, d’une augmentation du nombre de personnes hospitalisées contre leur gré dans les hôpitaux du Québec, et ce depuis 10 ans. Les causes sont multiples: vieillissement de la population, troubles psychiatriques, ou la hausse de l’itinérance.
On parle même d’un écart marqué au Saguenay-Lac-Saint-Jean, alors qu’on dénombre 1 087 mises sous garde préventive dans la région, seulement l’an dernier. C’est dans cette région que les médecins font usage de cet outil légal, première étape d’un processus qui en compte trois. À titre comparatif, dans la Capitale-Nationale, il y a eu 1189 mises sous garde préventive pour la même période, c’est-à-dire une centaine de plus pour une population qui est deux fois et demie supérieure à celle du Saguenay-Lac-Saint-Jean. À l’échelle provinciale, le système de santé fait aussi de plus en plus appel aux tribunaux pour soigner les patients contre leur volonté.
QRappelons que le ministère de la Santé et des Services sociaux a donné le mandat à l’Institut québécois de réforme du droit et de la justice d’examiner la loi P-38 et de soumettre des recommandations pour améliorer la protection des personnes concernées. Un rapport a été publié en décembre dernier, après deux ans de consultations, d’études et de sondages. Une série de lacunes ont été soulevées, dont le manque de ressources en santé mentale, le concept de dangerosité non défini légalement et le processus de mise sous garde en trois étapes. Quoiqu’il en soit, il a été spécifié que les travaux avancent bien dans la modification de la loi P-38, mais qu’il est trop tôt pour confirmer un calendrier précis.
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