
On observe une augmentation de la proportion de jeunes ayant subi une forme de violence, qu’elle soit physique, sexuelle ou psychologique, dans leur relation amoureuse. Plus inquiétant encore, les ados qui rapportent avoir subi une relation sexuelle forcée sont aussi une tendance à la hausse, rapporte la Presse canadienne jeudi.
Dans un rapport publié jeudi par la Direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal, on indique que 8 % des jeunes du secondaire de 14 ans et plus déclarent avoir subi au moins une relation sexuelle forcée au cours de leur vie. La proportion de jeunes qui ont subi une ou des relations sexuelles forcées est plus grande chez les filles que chez les garçons. Les résultats du rapport sont issus du troisième cycle de l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire (2022-2023).
Cette enquête a sondé plus 70 000 élèves de 14 ans et plus à travers la province. À Montréal seulement, 5 800 élèves provenant de 92 écoles différentes ont répondu au questionnaire. Plusieurs pistes peuvent expliquer l’augmentation observée, notamment le mouvement MoiAussi qui, depuis 2017, a encouragé les dénonciations, sans oublier les campagnes de prévention sur le consentement qui ont découlé de ces années. D’autres facteurs, comme le faible niveau d’estime de soi, la détresse psychologique, la consommation problématique d’alcool, sont associés à un risque accru qu’un jeune vive ou inflige de la violence.
Le rapport mentionne que pour réduire durablement la violence dans les relations intimes, il est essentiel d’agir tôt. On suggère des interventions ciblant le renforcement des habiletés sociales des jeunes.
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