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Plusieurs observateurs de la scène politique canado-américaine s’expliquent mal comment un candidat qui traîne avec lui 91 chefs d’accusation, 34 condamnations, du soutien à une tentative d’insurrection, un langage ordurier et une constance de discours mensongers peut diriger le plus influent des pays démocratiques du monde. Avant tout, l’élection de Donald Trump est celle d’un populiste qui a su cerner le ras le bol généralisé dans la population autant, chez les modérés que les fanatisés.
Il faut bien voir aussi dans cette victoire que la vague de dirigeants de droite que connaît l’Europe éclabousse même les Amériques.
Cette éclatante victoire du président républicain démontre aussi que les valeurs de nos voisins du sud se différencient à plusieurs égards de nos valeurs canadiennes.
La démocratie en danger
Ainsi, il est clair que Donald Trump n’a pas la même définition de la démocratie qu’au Canada. Il s’est acharné devant tous les tribunaux du pays pendant quatre ans pour contester l’élection en 2020 de Joe Biden, même si aucun juge ne lui a jamais donné raison au sujet de ces allégations et qu’une enquête rigoureuse a démontré, noir sur blanc, qu’il avait bien perdu.
Ici, au Québec, un vice-président de l’Assemblée nationale a vu une de ses collaboratrices suggérer à une citoyenne d’acheter un billet à 100 $ pour assister à un souper politique et on lui a montré la sortie.
Une mairesse, à qui un directeur d’élections a imposé trois constats d’effractions, reçoit une volée de bois vert dans les sondages parce qu’elle entend faire payer les frais juridiques de sa défense par les citoyens. Trump lui, avec sa victoire, a le pouvoir d’ordonner l’arrêt des procédures.
La droite s’en vient
Justin Trudeau, pour avoir suivi le courant écologique et imposé des taxes carbone, plonge dans les sondages. Trump, lui, réfute les changements climatiques et il aspire à ce que le sol des États-Unis soit tapissé de puits de pétrole.
Alors qu’au Québec nous sommes reconnus comme la province la plus dynamique en prévention, avec nos records de vaccination, Trump prévoit placer Robert Kennedy Jr., un vaccinosceptique et anti fluor, à la tête du ministère de la Santé.
Comble d’ironie, alors que l’administration Trump et son vice-président J. D. Vance sont pressés d’abolir l’avortement dans tous les états, les femmes au pays de l’Oncle Sam votent dans une proportion de 44% pour Trump. Du côté canadien, le chef conservateur Pierre Poilièvre a rapidement changé son discours sur la question de l’avortement quand il a dû subir la réprobation populaire. Ce virement de capot lui a permis de garder la tête dans les sondages.
Aujourd’hui, le sondage du 92,5 - Le Réveil montre clairement que le seul député fédéral conservateur de toute la région, Richard Martel, vit ses derniers mois en politique. Notre région, plus que notre pays, se méfie des partis de droite. Trump, lui-même, n’aurait pas survécu chez nous.
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