
Les dirigeants de la société Domtar désirent que la mission de l’usine de Domtar de Kénogami se poursuive mais n’écartent pas qu’elle pourrait éventuellement fermer. Le président de Domtar Canada, Luc Thériault, cite une baisse de 12 % de la demande par année. Une fermeture définitive doit donc être envisagée en fonction de la fluctuation du marché.
En entrevue au Quotidien, M. Thériault explique qu’advenant une fermeture, tout serait mis en œuvre pour limiter les impacts sur les travailleurs. Il explique aussi qu’actuellement, l’usine de Kénogami peut fonctionner à 65 % ou 70 % du temps. Mais qu’avec une baisse annuelle de la demande de 12 %, ça ne peut pas durer. Mis à part Kénogami, les deux autres usines sur lesquelles plane une menace de fermeture sont celles du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse. Le patron de Domtar a répété ce que le chef syndical Gilles Vaillancourt mentionnait mardi au 92,5 CKAJ, soit qu’une d’entre elles fermera.
Luc Thériault en a aussi profité pour préciser qu’en conformité avec une étude, il n’existe aucune possibilité de transformation pour la machine à papier de l’usine Kénogami en raison de ses particularités techniques et également de son âge. Et advenant la fermeture de la papeterie, le patron de Domtar Canada souhaiterait être en mesure, avec le milieu, de réserver un bloc d’énergie pour un nouveau projet industriel qui pourrait être développé à Jonquière. Finalement, si les perspectives d’avenir sont inquiétantes pour l’usine de Kénogami, celles de l'usine d'Alma sont par contre bonnes, l'usine étant rentable alors qu'elle bénéficie d'un marché stable.
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