
C’était un début de soirée honorifique jeudi pour deux membres de l’organisation de la Pulperie de Chicoutimi, en l’occurrence son directeur général par intérim et conservateur du musée, Rémi Lavoie, de même que pour un des membres de son conseil d’administration, l’ex-directeur général du Quotidien, Denis Bouchard. Les deux personnalités ont reçu la Médaille de la Députée, remise par Marie-Karlynn Laflamme, députée de Chicoutimi.
En ce qui a trait à Denis Bouchard, ce dernier a surtout été honoré pour l’ensemble de sa carrière journalistique. Rejoint par le 92,5 Ma radio d’Ici, M. Bouchard s’est dit extrêmement flatté de recevoir cet honneur, qu’il accepte en toute humilité.

« Ça représente l'institution aussi. C'est la Médaille de la Députée, mais c'est c'est aussi celle de l'Assemblée nationale. Honnêtement, je reçois ça avec beaucoup d'humilité. C'est vrai que j'ai eu une carrière en tout cas qui était longue. Je ne dirais pas que j'ai eu une grande carrière, j'ai assumé différents postes, de camelot jusqu’à la direction générale, en passant par journaliste, chef de nouvelles, directeur de l'information et rédacteur en chef. Puis j'ai connu les belles époques des médias, quand on compare avec les défis d'aujourd'hui. Mon leitmotiv, ça a toujours été le respect, le respect du lecteur. Le respect des opinions, aussi opposées soient-elle. Puis il y a quelqu'un qui a jugé bon de m'honorer, donc je l'accepte avec beaucoup d'humilité ».

De la difficulté
Rémi Lavoie a vécu cela différemment, ayant beaucoup de difficultés avec les honneurs. Il a fallu qu’il questionne longuement la députée Laflamme sur le pourquoi de la Médaille. « Ben en fait, je suis un petit peu mal à l'aise avec les reconnaissances, j'ai toujours été comme ça. J’ai fini par accepter, ça fait longtemps que j’œuvre aussi en muséologie, depuis très longtemps aussi dans le milieu culturel. Je n’ai pas été à la Pulperie toute ma vie. Je trouve ça bien parce que j'ai travaillé fort, depuis peut-être plus de 35 ans que je travaille très fort. Puis parfois sans aucune reconnaissance. Puis là aujourd'hui, on dirait que c'est comme un retour de l'ascenseur, puis en même temps, ça me fait grand plaisir, honnêtement ».
Pourquoi ?
La députée Laflamme explique pour sa part pourquoi avoir choisi de remettre simultanément ces deux médailles honorifiques. « On est en plein cœur des Fêtes du 350e. Au parti québécois, puis pour moi aussi personnellement, connaître notre histoire, la préserver, en faire aussi la promotion à travers notre population, c'est vraiment primordial. On se dit toujours qu'il faut savoir d'où on vient pour comprendre où est-ce qu'on doit s'en aller. Messieurs Bouchard et Lavoie, ce sont à la fois des gardiens de notre histoire, des promoteurs de cette histoire-là. Alors je trouvais que les Fêtes du 350e s'y prêtaient bien pour reconnaître ces deux personnes-là qui, chacun à leur façon, font en sorte de préserver notre mémoire ».
Il s’agissait de la 3e et de la 4e médaille que la députée de Chicoutimi remttait, après celle de Jeannot Harvey de Cégerco et de Joëlle Hardy de la Société historique du Saguenay. Quatre médailles en presque six mois, soit depuis qu’elle est devenue députée.
« Il n'y a pas de quota. En fait, on peut en remettre une quinzaine à peu près maximum par année. Maintenant, en remettre 15 par année, ce serait beaucoup. Cependant, dans une circonscription par exemple comme Chicoutimi, où il y a un peu plus de 45 000 électeurs, je pense qu’en remettre 5 ou 6, c'est quand même c'est quand même un bon nombre. Il y a beaucoup de monde dans notre communauté qui s'engage sur plein de trucs. Dans ce cas-là, on reconnaît l'histoire, on reconnaît des carrières et tout ça, mais ça peut être aussi des gens engagés dans du bénévolat, des gens d'affaires qui ont vraiment réussi peut-être en région seulement, mais peut-être aussi ailleurs au Québec. Ça peut être des gens qui dans des fonctions particulières aussi se sont démarqués. Ça peut être quelqu'un qui s'est démarqué parce qu'il est un athlète d'exception. Alors, il y a plein de raisons pour remettre des médailles et moi je pense qu'il ne faut pas être gêné de le faire. Parce que c'est vraiment dans notre rôle aussi de députée de mettre ces gens-là de l'avant, puis ça amène aussi beaucoup de fierté dans nos communautés », conclut-elle.
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