
La présidente de la section Saguenay-Saint-Jean de la Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Julie Boivin, se dit toujours en désaccord avec la proposition du parti Québécois de démanteler Santé Québec, et ce malgré que le PQ ait nuancé sa prise de position.
En entretien avec le 92,5 Ma radio d’Ici, Mme Boivin a réitéré l’idée de décentraliser certains éléments de l’organisme au lieu de tout détruire.
« Au départ, ce que M. Paul St-Pierre Plamondon proposait, c’est qu’il voulait détruire l’organisme. Puis il a nuancé sa position au fil du temps. Mais ça a tout de même pris du temps à construire, cette structure-là. Et quand on arrive pour défaire des structures, le système a alors de la difficulté à fonctionner pendant le processus. Ce que nous pensons de notre côté, c'est que c'est possible de décentraliser les pouvoirs que se sont octroyés Santé Québec et redonner ces pouvoirs-là à nos CIUSSS et à nos CISSS partout au Québec, pour permettre à nos employeurs de fonctionner avec les gens, avec leurs employés, avec leur réalité dans leur région ».
Julie Boivin rappelle aussi que d’une région à l’autre, les réalités diffèrent, et que par conséquent, elles ne sont pas toutes les mêmes. « On a des enjeux différents, même à l'intérieur de notre région. On a des centres qui se comportent différemment. Les solutions ne sont pas les mêmes partout au Québec ».
Ne pas vouloir le démantèlement ou la destruction de Santé Québec, est-ce à dire que la présidente syndicale constate des améliorations depuis la mise en place de la nouvelle structure qui a succédé aux CIUSSS?
« Non, il n'y a pas eu d'améliorations, ça c'est sûr. On ne les a pas vues en tout cas sur le terrain. Nous sommes des professionnelles en soins, on travaille avec des patients. On a vu les enjeux au niveau des finances qui ont été imposés par Santé Québec. On sent plutôt des barrières. On a de misère à négocier avec notre employeur parce que Santé Québec donne des enlignements qui sont contraires. On sent que les gens voudraient aller ailleurs, mais que c'est imposé par Santé Québec. C'est vraiment un ressenti. Avant, on jasait, on interagissait avec des gens qui avaient du pouvoir. Là, ils n’en ont peu, voire plus du tout. Et que c'est plutôt difficile d'avancer dans ce temps-là ».
Le 92,5 Ma radio d'Ici a tendu une perche du côté de la députée sortante du parti Québécois dans Chicoutimi, Marie-Karlynn Laflamme. Cette dernière n'étant vraiement pas disponible, on nous a informés qu'elle commentera cette prise de position ultérieurement.
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