
Fallait s’y attendre: par la voix de son porte-parole Jean Gagné, le diocèse de Chicoutimi a fait savoir aux médias qu’il n’y aurait aucun commentaire d’émis par l’évêque du diocèse, Mgr René Guay, en lien avec la demande de recours collectif ayant comme trame de fond des sévices et mauvais traitements subis à ce qui était l’Orphelinat de Chicoutimi.
Rappelons que la demande de recours collectif cible la communauté religieuse Les Petites Franciscaines de Marie, qui gérait l’orphelinat, ainsi que le diocèse de Chicoutimi et l'évêque de Chicoutimi, en tant que personne morale. La demanderesse, protégée par une ordonnance de non-publication, allègue avoir subi des violences physiques, psychologiques et sexuelles.
Rappelons que 12 000 enfants ont fréquenté l'Orphelinat de Chicoutimi entre 1931 et 1968. Des ex-pensionnaires ont raconté en 2023 au 92,5 Ma radio d’Ici et au Journal Le Réveil avoir subi mauvais traitements et abus sexuels par les religieuses qui géraient l’établissement. Pour revenir à l’Évêché, par souci de respect du processus judiciaire, mentionne-t-on, Mgr René Guay n’adressera aucun commentaire concernant ce dossier et ne donnera aucune entrevue. L'action en justice concerne ceux qui n'ont pas été reconnus par le Programme national de réconciliation avec les orphelins et orphelines de Duplessis.
Le cabinet Trudel Johnston & Lespérance, qui représente la demanderesse, réclame au nom des victimes des dommages-intérêts pour des préjudices communs, mais aussi pour des préjudices additionnels. Les montants recherchés ne sont pas précisés dans la demande. L’avocate Clara Poissant-Lespérance a affirmé à Radio-Canada que la demande a été déposée, mais qu’elle devra d'abord être autorisée par un juge avant qu’elle ne puisse aller de l’avant. Cette opération peut prendre environ un an.
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