
Un peu à l’image d’autres villes à travers le Québec qui peuvent compter sur l’expertise d’un conseiller scientifique, la ville de Saguenay pourra aussi compter sur ce type de ressource de manière différente. La ville a annoncé mardi la création non pas d’un poste de conseiller scientifique, mais bien de celui d’un conseil scientifique, en collaboration avec l’Université du Québec à Chicoutimi.
En entrevue dans sa chronique “Le maire vous parle” au 92,5 Ma Radio d’Ici, le maire Luc Boivin a expliqué que le conseil scientifique, c’était beaucoup plus qu’un projet.
« C'est vraiment une orientation claire de la ville de se faire accompagner. Il y a des villes au Québec qui ont un conseiller scientifique. C'est prévu. Quand j'ai eu ma première rencontre avec l'UQAC, il y avait eu une nomination faite par l’administration municipale précédente, celle de l’historienne Lucie K. Morisset. Or, son Alma Mater était l'université de Montréal...Ça avait fait un certain froid. J’ai discuté avec le recteur de l’UQAC, Ghislain Samson, lui disant qu’il fallait se rapprocher de notre maison d'enseignement. Je lui ai parlé de l’idée de mettre en place non pas un conseiller, mais bien un conseil scientifique ».
Luc Boivin ajoute que Lucie K. Morisset continue tout de même de collaborer avec Saguenay. L’idée du maire est d’impliquer la science pour améliorer Saguenay, en donnant quelques exemples.
« Ma vision de ça, c'est qu'on puisse impliquer des chercheurs de l'UQAC dans différents champs d'activités. Qu’on pense au poste de traite avec l'archéologie, la passerelle d’aluminium…Et même les nids-de-poule: il y a une étudiante au doctorat qui travaille à des solutions de bitume dans lequel il y aurait de la bauxite d'intégrée, à l'intérieur du bitume, ce qui en améliorerait les propriétés. On peut utiliser la science pour faire évoluer notre ville, la moderniser avec son caractère nordique ».
Sans compter que le conseil scientifique pourra contribuer à intégrer l’intelligence artificielle dans certains projets, comme le précise le maire Boivin.
« Puis j'aime dire aussi qu'on a ajouté, avec l’UQAC, nos deux cégeps via les Centres de transferts technologiques (CTT). On parle de développer notre schéma d'urbanisme de Saguenay. Il va se faire avec quoi? Avec un modèle numérique de notre ville et l'intelligence artificielle, ce qui contribuera à faire des projections sur différents scénarios de croissance de la ville, pour qu'on puisse voir les capacités hydriques de nos réseaux d'aqueducs. Et pour tout ça, ça va prendre des chercheurs qui ont une expertise particulière. Ce ne sont que quelques exemples pour lesquels le conseil scientifique va beaucoup nous aider ».
Rappelons que selon ce qui a déjà été mentionné, l’UQAC pourrait aussi avoir un bureau satellite dans le futur développement de la Zone ferroviaire à Chicoutimi.
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