
Le projet de la Coopérative de la Solidarité de Loge m’entraide n’est pas encore tout à fait sur les rails de sa concrétisation, alors qu’une autre tuile s’abat sur lui et la vaillante équipe de l’organisme. Il manque d’abord la signature du gouvernement provincial avec le fédéral et ainsi une autre confirmation pour que le tout aille de l’avant. Le hic? La campagne électorale qui n’est pas terminée et bloque tout.
La coordonnatrice de l’organisme, Sonia Côté, est dans tous ses états et ne sait plus à quel saint se vouer. Rappelons d’abord que le 17 juillet dernier, on annonçait en grandes pompes avec des représentants des deux paliers de gouvernements que ces derniers participaient financièrement au projet et que tout était réglé. Mais ce n’est pas tout à fait le cas. S’en va-t-on vers une mort annoncée du projet? Mme Côté espère que non. « Si ça continue, le 14 octobre, qui est la date limite fixée, ce n’est pas avec l'entrepreneur qu'on va signer…on va signer l'arrêt de mort du projet! ».
Sonia Côté explique aussi que l'marrivée d'un député "au pouvoir" dans Chicoutimi-Le Fjord (en l'occurrence Daniel Gobeil) ne change rien à la donne, que tout se passe à un autre niveau. « C'est une question de Cabinet, c'est une question de gouvernement fédéral, puis même à la limite du Premier Ministre du Canada. L'espérance est encore là évidemment, parce que le Fédéral, ils nous disent qu'ils ont la subvention. Il manque juste la signature. Pour une simple signature, est-ce qu'on va faire mourir un projet, un combat qu'on a mené pendant 13 ans? Ça serait inadmissible ».
La coordonnatrice se demande aussi pourquoi la signature ne s’est pas faite en août, avant le déclenchement de l’élection, alors que le fédéral savait qu’il fallait finaliser les étapes avant le 14 octobre? Elle nous explique les étapes à suivre.
« On attend de signer la convention avec le Fédéral pour qu'il vienne confirmer sur papier qu'on a bel et bien une subvention et un montant pour arriver ensuite à signer avec l'entrepreneur, puis débuter le chantier. Il faut une garantie qu'on ait la subvention qui nous ont promise. Mais lui le Fédéral, il faut qu'il signe au préalable une entente avec Québec. Et ensuite viendra la signature avec le projet et le Fédéral ».
Mme Côté, à bout de souffle, nous parle d’un scénario qui virera en « effet domino cauchemardesque » si la signature tant espérée entre les deux gouvernements n’est pas faite entre les deux paliers.
« Si le 14 octobre, on n'a pas signé avec l'entrepreneur, on perd l'entrepreneur carrément, pour devoir ensuite retourner en appel d'offres. Mais on oublie l'appel d'offres: parce que ça impliquerait qu'il faudrait reporter le chantier au printemps. Et reporter le chantier, ce sont des coûts de projet qui vont être plus élevés, avec les honoraires, et le projet, financièrement, ne sera alors plus viable ».
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