
Une somme globale de 3 079 267 $ serait sortie tout droit des poches des contribuables dans le dossier de la tentative de congédier l’ex-directeur général de la Société de transport de Saguenay (STS), Jean-Luc Roberge.
De ce montant, 779 267 $ sont attribuables en frais d’avocats et professionnels pour la gestion du dossier devant les tribunaux. La STS a transmis au Quotidien, en vertu de la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics, la majorité des montants versés aux avocats et professionnels dans l’affaire depuis le congédiement de M. Roberge, en 2022. Ceux-ci sont répartis entre des bureaux d’avocats et la firme Raymond Chabot Grant Thornton et s’ajoutent à la somme de 2 250 000 $ octroyée à Jean-Luc Roberge dans le cadre de l’entente survenue après la décision du Tribunal administratif du travail jugeant le congédiement illégal.
D’un côté, c’est 487 976 $ qui fut remis à la firme d’avocats Trivium pour la représentation de la STS aux audiences du TAT. À ce montant s’ajoute au 58 193 $ versé à Me Félix-Antoine Michaud, qui a quitté Trivium en milieu de mandat pour un autre cabinet. Le cabinet Raymond Chabot Grant Thornton a reçu un montant de 41 103 $. Quant au cabinet d’avocats Sarrazin+Plourde de Montréal, celui-ci a obtenu 11 790 $ pour la rédaction et l’envoi de mises en demeure afin de faire taire les conseillers municipaux administrateurs de la STS, Jean-Marc Crevier et Michel Tremblay, ainsi que deux médias pour éviter toute déclaration publique.
Finalement, la STS a versé des honoraires de l’ordre de 179 981 $ à la firme Trivium dans ce dossier, qui s’est déplacé devant la Cour supérieure.
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