
Le Mouvement Onésime Tremblay, un mouvement citoyen qui défend le bien commun face aux actions passées présentes et futures d'Alcan Rio Tinto et la reprise en main de nos ressources électriques, réfute les prétentions de Rio Tinto, et affirme que la multinationale est incapable de donner des preuves de ses engagements.
Le Mouvement Onésime Tremblay rappelait récemment que Rio Tinto devait construire trois usines de classes mondiales de 400,000 tonnes, pour pouvoir jouir d’une allonge de 25 ans du bail de la Péribonka. Cet engagement devait être réalisé avant 2006. Sinon, le gouvernement du Québec reprendrait possession des centrales sur la Péribonka, à la fin du bail de 50 ans, soit en 2033. Malgré le fait que le gouvernement ait accordé trois délais supplémentaires, la dernière date d’échéance étant le 31 décembre dernier, il n’y a toujours pas trois nouvelles usines de 400,000 tonnes dans la région. Le porte-parole du Mouvement, Denis Trottier, a parlé au 92,5 du non-respect de ces ententes par la multinationale.
Le Mouvement Onésime Tremblay conteste aussi le nombre d’emplois directs au sein de Rio Tinto, mentionnant qu’il s’élève à 3 000, alors que la compagnie estime qu’il atteint 4 300 employés. Le Mouvement demande des preuves de ce chiffre, comme le précise Denis Trottier.
Le Mouvement demande donc ni plus ni moins au gouvernement de reprendre les barrages sur la Péribonka, de même que les installations y étant rattachées. "Nous devons refuser de nous mettre à genoux une fois de plus", mentionne-t-on.
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