
Les élus du conseil de ville de Saguenay ont profité d’une séance extraordinaire mardi pour annoncer que la ville aidera la Société de transport du Saguenay (STS) à payer le dû de Jean-Luc Roberge de 2,25 M$, congédié injustement et politiquement. La ville contribue à une hauteur de 1 050 000 $. Le conseil d’administration de la STS devra donc puiser 1,2 M$ de son côté pour payer le montant convenu.
Prenant la parole au tour de table des conseillers, le conseiller Michel Tremblay a présenté ses excuses à la population pour ce qui s’est passé dans les quatre dernières années, disant que Jean-Luc Roberge et Caroline Dion ne méritaient pas ce qu’on leur a fait subir. Il nous explique le pourquoi de ces excuses, répétant que lui et Jean-Marc Crevier et lui ont même reçu des mises en demeure par la ville à l’époque de l'ancienne administration.
Des contribuables veulent réparation
Des contribuables de Saguenay sont toutefois à bout de patience. Exaspérés de voir l’actuel conseil de ville payer pour les pots cassés de l’ancienne administration Dufour, des voix s’élèvent et se demandent pourquoi les anciens élus - ex-mairesse et ex-conseillers de l’Exécutif - s’en tirent à si bon compte? Ont-ils le droit de jouir de cette “immunité diplomatique”? Le maire actuel de Saguenay, Luc Boivin, finira-t-il par perdre patience et demandera-t-il “enfin”, selon plusieurs, des comptes à ceux qui ont apparemment mal géré sans compter? “Non”, de répondre Luc Boivin. Répondant aux questions des journalistes à cet effet, le maire explique le pourquoi ci-dessous.
À l’image de l’éditorial de Richard Banford, paru récemment, est-ce que la ville de Saguenay est en train de “payer les pots cassés” par l’ancienne administration? Le maire Boivin admet-il que ce soit le cas? Sa réponse ci-dessous...
Suivant une autre question de journaliste, le maire Boivin et la présidente du CA de la STS, Joan Simard, ont dû en quelque sorte justifier leur choix de ramener le conseiller Claude Bouchard au sein du CA actuel de la STS, lui qui en était le président sous l’ancienne administration, donc poursuivi lui aussi par l’ex-DG Jean-Luc Roberge au plus fort de la cause judiciaire. Joan Simard a défendu le choix en parlant du redressement que M. Bouchard a effectué au sein du CA.
Luc Boivin, pour sa part, ajoute une autre raison.
L’ex-conseiller Jean-Marc Crevier assistait à cette séance extraordinaire du conseil, avouant qu’il voulait assister au dénouement final du dossier de Jean-Luc Roberge. Il s’est dit très content de l’issue, pour M. Roberge et pour sa famille, répétant que l’ex-DG ne méritait nullement le traitement qu’on lui avait réservé. M. Crevier pense aussi que le karma a fini par rejoindre l’ex-mairesse Dufour et ses proches de la façon suivante.
(418) 546-2525
ckaj@ckaj.org