Réglements généraux
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On va se dire les vraies choses

Richard Banford
5 mars, 2026

Ça fait du bien de constater qu’il y a encore des gens qui pratiquent le gros bon sens dans notre région. On en a soupé des « projets structurants », des « planification stratégiques », des clichés, des formules toutes faites et de toutes ces expressions et néologistes vides de sens qui bouchent les trous des discours politiques.

La gestion des forêts du Québec fait l’objet de commissions d’études, de réformes, mais jamais on n’obtient de consensus depuis des lustres sous plusieurs différents gouvernements. De fait, depuis la Commission Coulombe créée par le gouvernement libéral de Jean Charest en 2003, l’avenir que l’on souhaite pour notre richesse forestière n’a jamais fait l’unanimité. La tentative de réforme forestière de la CAQ est morte au feuilleton et la mini réforme venue à son secours récemment demeure une mesure controversée, loin des attentes de la filière forestière.

La réalité mis à jour

La dernière sortie du ministre des Forêts Jean-François Simard, annonçant des mesures touchant l’avenir de la foresterie, ne fait pas l’unanimité. Beaucoup se sont prononcés. L’Alliance des communautés forestières (ACF)     accueillant l’annonce comme « un premier pas ». D’autres parlent d’une panacée provisoire, alors que l’ex-PDG de Résolu, Richard Garneau, cite une décision « enfantine » de la part du gouvernement. Fort expérimenté dans toutes les étapes et les processus d’exploitation de la forêt, le primois a travaillé notamment comme cadre dans différentes compagnies de première et de seconde transformation de la forêt. L’ex-comptable croit que les mesures ponctuelles, annoncées par le ministre Simard, n’empêcheront pas d’autres fermetures d’entreprises dans la région. La vieille usine de Kenogami n’y échapperait pas. C’est ce qu’on peut comprendre de son exposé au 92,5 CKAJ. Le contexte actuel, qui résulte en des pertes de revenus annuels à Domtar, ne laisse guère de doutes sur l’arrêt des activités actuelles de l’usine.

 Des enjeux complexes

M. Garneau nous rappelle que l’exploitation forestière touche une variété impressionnante de secteurs de la filière forestière québécoise. De la grande industrie, comme Domtar, en passant par les aires protégées jusqu’aux caribous forestiers et même la cogénération.

On est face à des enjeux complexes, que les politiciens arrivent mal à cerner. On met souvent la protection de la forêt en opposition à l’exploitation sous diverses formes.

On l’a vu aussi avec la décision du gouvernement de mandater le Regroupement national des conseils régionaux de l’Environnement, pour désigner des forêts protégées au Québec. Le RNCREQ, un organisme parapublic, dont l’une des missions est de protéger l’environnement, se trouve en situation apparente de conflit d’intérêts.

Ce qui n’a rien pour rassurer les travailleurs de la forêt et leurs représentants politiques. Là aussi, on est en pleine stagnation. La solution se trouve ailleurs, comme l’explique M. Garneau : « On oublie trop souvent toutes les mesures prises par les producteurs de bois pour protéger et renouveler cette richesse naturelle, qui fait partie de l’ADN de la population régionale ».

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