
La fin de l'échéancier accordé à Rio Tinto pour la construction de trois alumineries sur le territoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean relance le débat sur le bail hydroélectrique de la rivière Péribonka.
Le 31 janvier dernier marquait en effet une date charnière dans le dossier de ce contrat accordé à Rio Tinto. Cette échéance correspondait à la fin du calendrier prévu pour la construction de trois alumineries, un engagement pris par la multinationale lors du renouvellement du bail en 1984, puis reconfirmé en 2006. Or, près de 40 ans plus tard, l’objectif initial n’a toujours pas été atteint. C’est dans ce contexte que le Mouvement Onésime Tremblay, appuyé par plusieurs acteurs politiques et citoyens de la région, réclame que Québec mette fin au bail et reprenne possession des barrages et des installations hydroélectriques de la Péribonka.
Rappelons qu’à ce jour, seules deux alumineries ont été construites, à Alma et à Laterrière, et que leur capacité ne représenterait qu’environ la moitié du but visé au départ. Pour espérer un changement, les promoteurs du mouvement estiment que la population du Saguenay-Lac-Saint-Jean devra parler d’une seule voix. L’ancien député fédéral de Chicoutimi-Le Fjord, Robert Bouchard, déplore le manque d’unité. Une campagne de sensibilisation doit être lancée au cours des prochaines semaines afin de rallier des organismes, des élus et des citoyens autour de cette revendication.
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