
Après une campagne décevante pour les membres de l’Équipe du renouveau démocratique de Saguenay (ERD), le parti municipal se donne quelques mois avant de choisir son destin.
Toutefois, le seul parti politique municipal à Saguenay continue de subsister, alors que le candidat du district 7 à la récente élection municipale, Maxime Pepin-Larocque, a été nommé comme chef intérimaire. Même s’il précise que son nouveau poste est davantage juridique que pratique, le nouveau chef en place souligne que les résultats de l’élection du 2 novembre dernier, soit moins de 7% du scrutin pour l’ex-cheffe Christine Basque, sont choses du passé et qu’il faut que l’organisation regarde vers l’avant.
Cependant, le chef intérimaire dit comprendre le message envoyé par les citoyens de Saguenay. Selon lui et l’ERD, Saguenay est un cas à part. Alors que la majeure partie des grandes villes au Québec ont fait élire des partis municipaux, et leurs situations vont bien, Saguenay continue de faire banc à part et garde une politique de «village».
D’un point de vue plus personnel, le chef de l’ERD avoue que les prochaines années seront floues pour lui au sein de l’organisation. Il ajoute qu’il serait prêt à ne pas se représenter en 2029 si l’administration Boivin fait un travail exemplaire. Il se lance alors le défi d’aller défier le conseil de ville de part son poste, une protestation politique qu’il ne fera pas seul.
Mentionnons que l’ERD tiendra une assemblée générale dans les prochains mois pour déterminer les fins mots de l’histoire du parti. Dans ce dossier, Maxime Pepin-Larocque n’exclut aucune possibilité, alors qu’une continuation, une fusion ou une dissolution du parti pourrait avoir lieu.
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