
Qu’en est-il de la situation économique globale au Saguenay? Les avis sont mitigés.
En entrevue avec le journal La Presse lundi dernier, la présidente-directrice générale de la Chambre de Commerce et d’Industrie Saguenay-Le Fjord (CCISF), Sandra Rossignol, a d’abord fait valoir que malgré les tarifs de douanes qui touchent durement le bois et l’aluminium, l’économie de la ville va étonnamment bien, bénéficiant en parallèle d’une pluie d’investissements jamais vue.
Projets éoliens, nouveaux gisements miniers, rénovations à la base militaire de Bagotville: des milliards sont déployés en ce moment. Selon une étude récente de la firme Raymond Chabot Grant Thornton, les investissements prévus au Saguenay–Lac-Saint-Jean bondiront d’ici 2035, et pourraient même atteindre 37,7 milliards de dollars.

Mais...
En contrepartie de cet optimisme, un mécontentement majeur plane toutefois au sein de la population: l’immigration, alors que le gouvernement sortant a, dit-on, fermé le robinet après des années de forte croissance démographique. Les effets de ce resserrement ont été immédiats – et brutaux – à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), qui a perdu 1 000 étudiants, un chiffre qualifié de considérable par le recteur Ghislain Samson (photo ci-dessus). Ce dernier précise à La Presse que la recherche, l’innovation au Québec, actuellement, dans plusieurs universités, c’est l’international qui la fait vivre, qui permet réellement d’avancer les connaissances.
L’UQAC se dit incapable de fournir le nombre de ressources nécessaires pour combler le marché du travail local. Le recteur de l’UQAC, adresse donc ce message à l’intention des candidats à l’élection de la semaine prochaine: excluez les étudiants internationaux des quotas d’immigration. Le portrait de La Presse se termine toutefois sur une note positive : les perspectives de développement du phosphate au Saguenay sont excellentes.
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