
Le député sortant de Jonquière, Yannick Gagnon, qualifie sa défaite « d’honorable ». Rencontré par les journalistes à l’issue de sa soirée électorale, M. Gagnon a bien aimé le point soulevé par le journaliste du 92,5 Ma radio d’Ici, comme quoi la défaite du politicien pouvait effectivement être qualifiée « d’honorable ».
« Merci André de mentionner le mot « honorable ». Je me permets de prendre ton mot honorable parce que je pense qu'on va être transparents. Je ne pense pas que c'est ma famille politique qui m'a tiré vers le haut. Alors si le mot honorable c'est vraiment le respect des gens de Jonquière, c’est parce que je pense que trois personnes sur quatre ont voté pour l'homme et le travail d'équipe. Alors à un moment donné, tu te dis : est-ce que juste l'homme et son équipe peuvent remporter une élection provinciale? Je pense que vous avez la réponse aujourd'hui. Mais quelle belle marque de respect ».

Vers le fond?
Est-ce que Yannick Gagnon a l’impression que son parti l’a entraîné vers le fond? Même qu’à un moment donné pendant la soirée, il était le seul député de la CAQ en avance...tous les espoirs étaient permis, non? « Pendant un peu plus d’une heure, il y avait le chiffre « 1 » écrit dans la colonne de la CAQ, puis c'était à Jonquière. J'avais des collègues ministres qui me textaient en me disant « Let's go Yannick, c'est sur toi qu'on rebâtira le parti! ». Mais ouais, ça m'a frôlé un peu l'esprit, mais ce que j'aurais aimé, c'est peut-être qu'on soit plus vivants que ça. Mais le message est clair maintenant ».

Respect
Yannick Gagnon croit que la campagne avec son adversaire péquiste s’est faite dans le respect. Et il assure que la transition des dossiers et des fonctions se fera aussi dans ce respect. « C'est une campagne dans laquelle on ne s'est pas tiré de roches. C'est sûr que si Jimmy a besoin, jamais je ne le ferai ralentir, il y aura une période de transition comme Sylvain Gaudreault me l'a enseigné. Mes classeurs ne seront pas vides. Tout ce qu'on veut, c'est que les dossiers des citoyens ne tombent pas entre deux chaises. Alors je ne ferai rien pour ralentir Jonquière…mais moi je vais disparaître un petit peu ».
Ce qu'il aimerait
Et qu’aimerait-il que les citoyens retiennent de lui? « Je ne suis aucunement désabusé. J'aimerais qu'on se rappelle qu'on n'est pas obligé de faire 20 ans en politique pour réaliser des choses pour son comté. Si les gens peuvent retenir humblement que je suis l'homme qui a conservé la SAAQ à Jonquière, qui a amené le Salon de jeux, et particulièrement qui a relancé Jonquière Médic… Je suis aussi le gars qui, avec son équipe, a annoncé l'agrandissement de l’urgence de Jonquière, qui a aidé Loge m’entraide. Puis ça aussi c’est valorisant. On n'est pas obligés de faire 20 ans pour que les projets se réalisent ».
Prochain rendez-vous?
Quatre ans c’est vite passé, lui-a-t-on fait mention dans nos questions. Se pourrait-il qu’on le revoit en 2030? « Je ne suis pas capable de répondre à ça. Je vais aller me reposer un peu. C'est sûr que ce que j'aime dans la vie, c'est de servir, développer ma communauté. Mais je pense que je vais être authentique. Je vais aller vider le la vaisselle un peu plus souvent à la maison, installer mes décos, faire une citrouille d'Halloween, installer mes décos de Noël pour la première fois dans le quartier…je vais même être en avance sur tout le monde dans le quartier! », conclut-il en riant, mais satisfait du devoir accompli.
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