
La Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) a tranché : la délinquante sexuelle transgenre Jennifer Perron restera derrière les barreaux.
Radio-Canada souligne que celle qui a été reconnu coupable d’agression sexuelle en 2018 alors qu’elle s’identifiait comme un homme du nom de Jérémie Perron, a renoncé à sa semi-liberté. La délinquante sexuelle a profité du début de son audience pour demander le huis-clos de son dossier. Jennifer Perron, qui purge une sentence de dix ans de prison, a déclaré que la médiatisation de son dossier portait atteinte à son intégrité physique à l’intérieur des murs.
C’est après une décision en délibéré que les commissaires Mélanie Daigle et Sandra Brouillette ont annoncé leur refus d’acquiescer à la demande d’ordonnance de non-publication de Perron, évoquant le caractère public de l’audience. Poursuivant ce refus, l’avocate de Jennifer Perron a ensuite annoncé que Jennifer Perron renonçait à sa demande de semi-liberté et qu’il n’y aurait donc pas d’audience.
Rappelons qu’en 2018, Jérémie Perron est entré par effraction dans une résidence de Kénogami, où il a agressé sexuellement une adolescente de 17 ans. Il portait alors un masque et parlait en anglais, afin d’effacer au maximum ses traces. C’est toutefois un mégot de cigarette prélevé par les enquêteurs qui a permis son arrestation en décembre 2018, l’ADN correspondant au sperme retrouvé sur l’adolescente.
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