
Force est de constater que l’humidité et la chaleur qui prévalaient dans les derniers jours a ramené des habitudes de baignade jugées très dangereuses dans l’arrondissement de Jonquière. Est-ce une mode répandue? Toujours est-il que de jeunes adolescents, pas plus âgés que dans le début de la dizaine, ont été vus en milieu d’après-midi dimanche, sous les structures de la passerelle en aluminium de la rivière-aux-Sables, en train de sauter à l’eau.
Insouciants ou mal informés, trois jeunes ados (selon ce qu’un représentant du 92,5 a constaté) ne tenaient nullement compte du courant sournois de la rivière, l’un d’eux disant même aux autres que “le courant était moins fort qu’il pensait”. Aucun d’eux ne portait de veste de flottaison.
L’habitude de sauter dans la rivière-aux-Sables à partir de structures d’un pont ou d’une passerelle rappelle l’épisode survenu il y a environ deux mois, alors qu’une jeune fille de 12 ans, qui sautait d’un pilier du “pont des trains” surplombant la même rivière, était incapable de regagner la rive, luttant contre le courant. Un policier l’a sauvée in extremis en lui lançant une veste de sauvetage.
Pour revenir à la baignade improvisée de dimanche des trois jeunes, que certains spectateurs regardaient même de la passerelle jonquiéroise sans dire un mot, elle a été interrompue après qu’un citoyen présent ait appelé les policiers.
Il semble malheureusement que la tendance aux sensations fortes liées aux sauts dans une rivière soit monnaie courante à Saguenay. Le porte-parole du Service de police de Saguenay (SPS), Michel Tremblay, confirme qu’il arrive que les policiers soient aussi appelés à intervenir au quai des croisières à La Baie, aux abords de la rivière Saguenay, et au pont surplombant la rivière Chicoutimi, au quartier du bassin, alors que des jeunes s’élancent dans l’eau à partir de ces endroits.
(418) 546-2525
ckaj@ckaj.org