
L’administration municipale de Saguenay était fière de dévoiler au public jeudi une réplique d’une cuve qui était utilisée en 1926 à l’usine d’Alcan à Arvida, compagnie rachetée ensuite par Rio Tinto dans les années subséquentes. Il s’agit en quelque sorte d’un leg de la ville commémorant à sa façon le centenaire d’Arvida.
Marie-Claude Perron (de Rio Tinto) a d’abord souligné qu’il importait pour la multinationale d'être à l'écoute de la communauté, en reconnaissant toute l'importance de la mise en valeur de son histoire et de son patrimoine. « Cette reproduction de ce qu’ont été les premières cuves rappelle l'importance de préserver la mémoire du travail accompli dans notre région ». Il s’agit donc, selon elle, de beaucoup plus qu'un objet patrimonial. « Ce sont nos origines, le savoir-faire développé ici, les générations de travailleurs et de travailleuses qui ont bâti notre industrie, 100 ans d'évolution, de transformation et d'innovation ».

La cuve trônera fièrement au parc des Vétérans d’Arvida, près du Théâtre Palace. Le maire Luc Boivin n’a pas exclu l’utilisation d’une caméra de surveillance pour en assurer la garde. Avis aux potentiels malfaiteurs: il n'y aura pas de cuivre sur place, dit-il. Pour le maire, la présence de cette réplique de cuve à l’ancienne, la cuve Arvida, soulève également un pan d’histoire familial. « Mon grand-père a travaillé avec ces cuves-là à l'époque des débuts de l'aluminium. Ça fait partie d'éléments qu'on veut voir apparaître sur le territoire, puis qui rendent Arvida plus beau ». L’œuvre, fabriquée par Industries Soudex d’Alma, a coûté 220 000 $. La compagnie a pu transformer la modélisation tirée des archives en plans de fabrication et fabriquer la réplique, entièrement faite d’aluminium.
Le président d’arrondissement jonquiérois, le conseiller arvidien Carl Dufour, ajoute que ce leg de la ville au 100e d’Arvida représente aussi l'aboutissement de beaucoup de travail. « La cuve Arvida, c’'était la première génération. On commémore ainsi l'histoire de l’aluminium, et des travailleurs ».
La conseillère Audrey Lapointe abonde dans le même sens, soulignant pour sa part que cette cuve représente tout le travail fait à l’usine d’Arvida, et ainsi plusieurs travailleurs qui y ont trimé durement, y laissant souvent leur santé. Voilà pourquoi elle conclut qu’elle a une énorme pensée pour tous ces travailleurs, passés et présents.
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